Un pauvre clochard, Kwella comme ont dit, certainement d’avoir un peu surdosé son “nankoul” a pris un bâton et s’est déchainé sur les pare-brises de trois voitures avant que le gardien ne puisse l’arrêter. Je vous rassure, je ne verserai pas dans le fait divers. Au fait, toute cette histoire de Kwella et de bris de glace m’a amené dans un commissariat avec une copine (une des trois voitures était la sienne) pour déposer plainte.
On se retrouve donc dans un lugubre commissariat. Une fois que l’officier de police fini de s’acharner sur sa machine á écrire, un débat intéressant sur l’insécurité est lancée… je vous en propose un petit passage….
La copine : je voudrais profiter de ma présence ici pour vous me plaindre du nombre de plus en plus impressionnant de chmakria qui rodent devant la gare Casa-Port.
Le Flic : je sais madame, mais qu’est ce que vous voulez qu’on fasse… nous sommes en sous effectif, nous travaillons 20 heures par jours, nous n’avons pas assez d’équipes pour faire des rondes…et blablabla
La copine : Oui, je comprends mais ca deviens de plus en plus dangereux ?
Le Flic : Ecoutez madame, je vous promets que chaque jours, nous ramassons des dizaines et des dizaines de vagabonds que nous emmenons au centre Titmellil… ils y passent deux ou trois jours et ils reviennent encore hanter les rues… qu’est ce que vous voulez faire ?
La copine : si ce ne tenais qu’a moi…
Le Flic : je sais Madame… nous aussi, on aimerait bien… mais avec toute cette histoire de droit de l’homme et de démocratie, on a les mains liées… Regardez ce clochard (il est blessé a la main)… s’il meurt dans ce commissariat, on nous accusera de l’avoir tué, et il deviendra soudainement quelqu’un de très important… la presse parlera de lui….
A ce moment la… un Flic, certainement plus gradé que les autres fait irruption dans la salle lugubre un Talkie-walkie a la main, écoute un peu la discussion… et la il sort…
Le Gradé : Vous savez, au Mexique, il avait le même problème que nous… dans des proportions encore plus graves… mais eux ils ont trouvé la solution…. Le soir, les flics sortaient dans les rues en civile, mais armés jusqu’aux dents… et s’adonnait (en joignant le geste a la parole) a une véritable la chasse au vagabond… il les exécutait sur place... en 5 ans, ils ont nettoyé les villes...
La copine : Ce n’est pas moi qui vé me plaindre…
Le Flic : Wellah, Had la démocratie, mazal makainch mwaliha felmeghrib… il faut d’abord tout nettoyé…
La copine : Mazal b3ad 3la dimocratiya….