jeudi, juillet 30, 2009

10 ans, dix reformes ratées

Je ne me lancerai certainement pas dans l’exercice fastidieux de dresser un bilan du règne de Mohamed VI. Mais je dresserai volontiers le bilan de mes frustrations par rapport à cette nouvelle ère, ou plus exactement ce qui, a mon sens manque au compteur pour faire, a mes yeux, des 10 premières années de ce règne, une véritable révoltions pour le roi et pour le peuple ! 10 ans, 10 refromes ratees ! c'est mon bilan a moi !

1. Reforme de la justice : Ce devait être un des premiers chantiers. Le monarque vient à peine de nous en promettre le démarrage. Socle de toute démocratie, la justice a connu durant la cette dernière décade, a été certainement le parent le plus pauvre des reformes. Il certainement utile de préciser, et désolant de rappeler, est utile que le ministère de la justice est tombée depuis bientôt 7 ans dans l’escarcelle de l’USFP.
2. La reforme de ministère de l’intérieur : Ce n’est plus dar al Makhzen, mais une administration qui doit être au service du citoyen. Il est grand temps que l’on se rendre compte de cet état de fait quelque part. La police fait bien evidement partie du lot.

3. La reforme de l’éducation : Un chantier qui prend 50 ans, on vient d’en perdre bêtement 10. Et les choses ne semblent même pas prendre forme. Plusieurs ministre se succédèrent depuis l’avènement du Roi à ce poste sensible (dont un autre éléphant de l’USFP, et un autre PPS). COSEF, Charte de l’éducation, programme d’urgence : rien n’y fait.

4. La reforme des institutions : il ne suffit pas d’avoir des élections, dont la transparence technique n’est pas remise en cause, pour se déclarer en démocratie. Il faut doter les institutions élues de véritables pourvoir. La charte communale, les prérogatives des collectivités locales, le rôle de la deuxième chambre, le rôle de la primature, le rôle des agences et autres structure extra-gouvernementale : Il est grand temps de tirer les choses au claire.

5. La désacralisation de l’institution monarchique : sans forcement l’affaiblir, juste la rendre moins divine. De manière a ce qu’un débat puisse naitre autour des décisions de Roi et ne pas verser automatiquement dans du beniouiouisme. INDH en serait parfaitement l’exemple : il est impossible de remettre en cause la mouture de cette initiative, louable dans ses fondements, mais qui portait en elle même les raison de son chèque. Il aura fallu attendre plus de 4 ans pour que le Roi ouvre le chantier de reforme du fonctionnement de l‘INDH.
Autre chose, est-il nécessaire que l’institution monarchique écorche systématiquement l’honneur d’institutions qui lui sont complètement soumise ? Quel est le but de ridiculiser une primature aussi faible, de remettre a sa place un parlement aux ordres ? De nommer par dahir des directeurs de ministère ? De lancer un copain aux trousses de partis déjà affaiblies. La monarchie a-t-elle vraiment besoin de rappeler sa force a chaque occasion ?

6. La reforme de l’audiovisuel publique (et non la libéralisation du service publique). Il est regrettable que le seul saut qualitatif que le service public a réalisé durant les 10 dernières années soit l’arrivée de la télé réalité (version locale) sur notre petit écran. Il est grand temps de doter ce pays ?’une télévision qui œuvre pour le développement, et non pas pour la propagande. Le célébration de cet anniversaire a donné lieu dans ce sens a une véritable orgie propagandiste.

7. Renforcer le rôle du Maroc sur la scène internationale et la reforme de la diplomatie marocaine. Le problème du Sahara est certes une nécessité, mais la diplomatie marocaine en a d’autres notamment l’économie. Faites un tout dans nos chancellerie a Londres, A paris, a Berlin, a Doha ou en Corée du sud en portant un projet d’investissement au Maroc et vous comprendrez ! En un mot Hchouma ! En Plus, pour un pays dont prés de la moitie des sources de devises viennent de sa diaspora il est honteux de voir la manière dont il les traite.

8. libertés d’expression: Je voudrais que le joue que Nini écope d’un amande (de préférence toisa fois par semaine) je ne me sente pas oblige de prendre sa décence. Il faut réduire les lignes rouges à la seules faites par la conviction intimes du journaliste. Et si t’es pas content, le tribunal (post-reforme) pourra trancher.

9. Torture : Il faut un signe claire envers tout ceux qui pensent encore qu’on peut régler les choses par des enlèvements, des séances de Tyara, et des centres de détention secrets. Dans le même sens, il faudra clore de manière reelle le dosssier des annes de ploms : le travail de l’IER n’était pas parfait, mais Benzekri nous atout de même légué de jolies recommandations : Il est grand temps, pur honorer sa mémoire ainsi que celles de ceux qui se sont sacrifiés, que l’on s’atèle a les mettre en œuvre.

10. Communiquer : Il est grand temps que l’institution monarchique commence a communiquer comme n’importe quel autre acteurs politique du pays. Quel que soit le medium, le Maroc a besoin d’une monarchie doté de structures qui permettent d’établir, en continuité, des canaux de commination avec le peuple. Les discours sont certes un moment privilégié, mais pas suffisants !