jeudi, avril 28, 2011

J’ai Mal !!! Et je suis en colère!

Je commets ce billet avec la colère et la douleur vive de quelqu'un qui vient de recevoir une gifle sans savoir qui la lui a adressée… J'ai mal et je veux en découdre très sérieusement avec ces lâches qui viennent de me tourner le dos et tentent de se fendre dans la foule.

De tous les scenarios possibles, celui la était le pire ! Un attentat terroriste lâche qui me ramène à une triste vérité : je partage mon pays avec ceux qui veulent donner leur vie pour prendre la mienne !

Le timing de cet attentat ne pouvait pas être plus mal (bien ???) choisi ! Alors même que la jeunesse hétéroclite, de ce pays tente, pour une fois, de faire le focus sur les valeurs qui les réunissent que sur les détails qui les séparent, cet attentat viens nous qu'une minorité ne partage pas nos valeurs, et nous condamnent volontiers à mort pour cela !

Je ne veux ni analyser, ni me poser des questions de manière trop précipitée … Je voulais simplement dire que j'ai mal … mal à mon Maroc ! Et Je suis en colère !

J'espère simplement une chose : que ce qui se passera à partir des prochaines heures ne ressemble pas à ce à l'enchainement diabolique des lendemains des attentats du 16 Mai et la traque qui sera lancée contre les criminels responsables de cet acte lâche, ne soit pas une motivation pour compromettre l'espoir qui est en nous !


 

Inna lillahi wa Inna Ilayhi Raji3oun


 

Wel Irhab, Ytle3 Berra … Wel Maghrib Ardi Horra !

lundi, avril 25, 2011

Contribution citoyenne collective au débat sur la reforme constitutionnelle


 

Ceci est un texte collectif préparé avec trois autres personnes dans le cadre de notre participation à l'audition de la Commission Consultative sur la Reforme Constitutionnelle des « fa3alyat Chababya ». Nous avons collectivement proposé ce texte comme étant notre vision des choses.

Aujourd'hui, nous soumettons ce texte au public (Il est en ligne aussi sur le blog suivant : http://houdac.blogspot.com).

Nous vous invitons à faire vos propositions, vos remarques et vos critiques et à participer dans un débat que nous voulons constructif. Les « primo-rédacteurs » du texte proposeront alors une nouvelle version tenant compte des remarques et contributions dans lesquels ils se reconnaissent.

Nous recueilleront alors les signatures et/ou l'endossement de ceux qui se reconnaitront dans cette contribution.


 


 


 

Nous avons été invités par la commission chargée de la révision de la constitution pour y donner notre avis.

En acceptant cette invitation, nous étions conscients de prime abord de nos limitations techniques et juridiques.

Si les instances qui ont fait leurs propositions à la dite commission (partis, syndicats, association, ONG…) disposent en leur sein des compétences capables de traduire des idées de fond par des recommandations directes sur le texte de la constitution, nous étions, nous autres, invités à titre intuiti-personae, en tant que jeunes citoyens.

Jeunes nous le sommes assurément, Jeunes plus pour longtemps, certainement.

Nous pensons notamment à d'autres jeunes, à travers le mouvement du #20fev, sans lesquels nous n'aurions certainement pas eu à écrire cette contribution.

Notre participation, dans ce cadre, ne se veut pas une savante contribution à cette commission (nous n'en avons ni la volonté, ni la compétence, encore moins la prétention), mais plutôt comme une expression des ambitions que nous nourrissons individuellement et collectivement pour le futur de notre pays.

Notre participation ne s'inscrit pas non plus dans une démarche de légitimisation de cette commission ni de sa décrédibilisation. Nous laissons aux acteurs politiques et associatifs le soin d'évaluer la méthodologie, d'y adhérer ou de la réfuter.

Notre participation se veut uniquement et exclusivement citoyenne, car nous pensons que la commission, en nous invitant, nous donne une occasion unique de nous exprimer en notre nom, âme et conscience, tout en espérant que d'autres partagent notre vision.

Ceci est un texte collaboratif et libre. Nous y mettons, à défaut de valeur ajoutée intellectuelle, une sincérité éthique.


 

* * *


 

Ne pouvant pas aborder les détails techniques du texte, nous avons choisi d'élaborer les principes généraux que nous voulons pour le Maroc de demain. Des principes que nous appelons de nos vœux, puisque nous croyons aux institutions, nous croyons en l'État, nous croyons au Maroc.

Il y a dix ans, l'avènement du nouveau règne a nourri beaucoup d'espérances. L'émergence de nouveaux espaces de liberté et la naissance d'une véritable dynamique de changement à la tête de l'État nous ont poussé à croire en l'imminence d'un changement dans notre pays. Nous avons, chacun à son rythme, perdu confiance et assisté impuissants à l'essoufflement de cette dynamique.

La « transition démocratique » prenait fin pour céder la place à un système que nous pensions révolu.


 


 

  1. De la Constitution actuelle

Toute personne s'étant penché un tant soit peu sur la constitution actuelle le concédera sans trop d'effort : d'abord, ce texte est largement perfectible, ensuite, certaines dispositions actuelles –plusieurs même- sont tout à fait compatibles avec la pratique démocratique.

Toutefois, la même personne reconnaîtra tout aussi bien que de larges pans de cette constitution, texte censé représenter la loi suprême du pays, se retrouvent en l'état d'un simple formalisme.

Les institutions, qui y sont retranscrites, sont régulièrement bafouées, ignorées et délestées de leurs prérogatives, y compris celles qui y sont explicitement mentionnées. Citons à titre d'exemple les ministres dits de souveraineté : une pratique établie alors même que le texte constitutionnel actuel prévoit une équipe gouvernementale nommée sur proposition du Premier ministre. D'un autre coté, certaines de ces institutions n'ont pas vu le jour, ou ont été créées très -trop- tardivement. Le Conseil Économique et Social en est la parfaite illustration.

La constitution actuelle est pour nous la preuve qu'une révision ou simple réécriture du texte suprême ne peut être une fin en soi. La révision constitutionnelle, si elle se limite à sa dimension technique, ne serait qu'un effort consenti en vain

La véritable réforme, que nous, signataires de ce texte, appelons de nos vœux, est une transmission de pouvoir vers l'essence même d'une nation : ses citoyens.


 

  1. Du Maroc et de ses Hommes

A l'aube de toute réforme politique, voire démocratique, la même question ressurgit : le peuple Marocain, dans le sens large, est-il suffisamment prêt à jouer pleinement son rôle de Citoyen ?

Le citoyen marocain est-il prêt pour la démocratie ?

Au-delà d'un chauvinisme béat, nous sommes obligés de le reconnaître, même si ça peut paraître élitiste, que la citoyenneté au Maroc souffre de nombreux maux.

En succombant à une forme de pragmatisme de facilité, nous serions tentés de prôner une gradualité et une progressivité vers une démocratisation à moyen, voire long terme. Les enjeux comme les risques d'un rythme accéléré étant trop grands pour être acceptés.

Cela étant dit, et avec tout autant de pragmatisme, ce discours a prouvé depuis l'indépendance que ce ce rythme graduel, au lieu de faciliter la transition, produit l'effet inverse et qu'au lieu d'une préparation du citoyen à ses responsabilités, on assistait à sa déresponsabilisation.

Personne ne peut arguer avec certitude de l'évolution des choses en cas de « démocratie subite ». Par contre, l'histoire de ce pays nous laisse clairement entrevoir le résultat d'une réforme transitionnelle, voire graduelle : contre-productive

C'est pour cela qu'actuellement, nous prônons, non pas la transition, non pas la réforme, mais la rupture.


 

  1. Des citoyens et de leurs droits :

« Les droits et libertés des citoyens sont inaliénables.»

Nous nous référons par cette formulation aux traités internationaux et universels dont nombre sont signés, certains mêmes ratifiés par le Maroc.

Nous retenons par ailleurs, spécifiquement, la liberté de conscience des marocains dans son sens large et telle qu'universellement admis.

Nous notons aussi la liberté d'expression comme un principe suprême.


 

  1. Du Roi et de la sacralité :

Indépendamment de la terminologie : sacré ; inviolable ; respectable… Nous adhérons à ce que la personne du monarque ne peut être assimilée au « simple » citoyen.

En ce sens, il nous est tout à fait accessible de comprendre que le Roi, de par sa fonction constitutionnelle, soit au dessus des lois et ne peut faire l'objet d'aucune équation qu'elle soit politique ou juridique. Il est et demeure, dans ce sens, le représentant suprême de la nation.

Cette sacralité, est donc intimement liée à une forme d'exercice des pouvoirs institutionnels. L'exercice du pouvoir suppose la justesse comme l'erreur, le droit d'évaluation revenant aux citoyens à travers le suffrage universel.

Nous réitérons donc notre appel à une transmission de pouvoir qui à notre sens est le principal garant de la sacralité du Monarque, tout en préservant aux citoyens le droit d'arbitrer les actions de leurs dirigeants et les pouvoirs pour lesquels ils les ont eux-mêmes mandatés.


 

  1. Du pouvoir spirituel :

Par définition, la spiritualité relève de la sphère privée. La liberté de conscience comme signalée ci-dessus est une composante essentielle des libertés constitutionnelles dont devraient jouir chaque citoyen marocain.

Dans la dimension historique du Maroc comme pays à majorité musulmane, il nous semble établi que la personne du Roi dispose d'une autorité spirituelle liée à cette religion. Autorité tout à fait concevable de préserver.

Toutefois cette dimension spirituelle n'est à notre avis envisageable que si elle cesse d'être un pouvoir imposable aux citoyens mais devienne une adhésion de ceux qui s'en prévalent.

Aussi, aspirons-nous à une réforme qui mette concrètement les jalons d'un Maroc laïc de par sa pratique du spirituel, garantissant une liberté individuelle, inspirée du concept du libre arbitre


 

  1. De l'arbitrage royal :

Par son caractère « supra-pouvoir », le roi est à même d'exercer un arbitrage entre les pouvoirs institutionnels prévus par la constitution. Il est tout à fait concevable qu'il demeure ainsi le garant de la stabilité de l'architecture constitutionnelle à travers ses différents acteurs.

Toutefois, nous émettons le principe que cet arbitrage doit être motivé par un blocage institutionnel et que sa portée se limite à remettre aux mains des citoyens l'arbitrage ultime.


 

  1. De la séparation des pouvoirs

Nous estimons que la séparation des pouvoirs devra être consacrée par la nouvelle architecture démocratique de la future constitution. L'esprit de la reforme doit veiller à ériger de véritables murailles de Chine entre ces différents pouvoirs et mettre en place les « portes communicantes » et « les sentinelles » qui veilleront à ce que la permissivité tolérée entre les différents pouvoirs serve exclusivement les besoins naturels de coordination. Cette séparation claire doit bien évidement être prolongée aux personnes endossant ces pouvoirs.


 

  1. Du Pouvoir Exécutif :

La sacralité du Roi, telle qu'annoncée ci-dessus, ne peut être en adéquation avec le concept de monarchie exécutive. Le pouvoir exécutif tel que nous le souhaitons est un pouvoir à mandat limité dans le temps et remis périodiquement en cause via le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire et in-fine par les citoyens eux-mêmes.

La fonction de monarque reste dans notre esprit, en tant que constante de la nation, antinomique avec l'exercice d'un quelconque pouvoir exécutif. Ce pouvoir est donc pleinement attribuable au Premier Ministre, qui lui-même tire sa légitimité du suffrage universel. Les modalités de cette légitimité relèvent des détails techniques, non moins importants.

Tout comme nous ne concevons pas l'existence de ministres de souveraineté, nous insistons aussi sur l'inclusion de la dimension sécuritaire dans les attributions du Pouvoir exécutif.


 

  1. Du pouvoir Législatif :

Dans la même veine de l'ensemble de ce texte, le choix technique entre bicaméralisme et chambre unique ne nous semble pas être la priorité.

Il existe de nombreuses démocraties dans le monde qui ont tranché d'un côté comme de l'autre sans pour autant que les principes démocratiques ne soient remis ne cause.

A la limite, nous considérons que le bicaméralisme, peut constituer, lorsqu'institué à bon escient, une sorte de contre pouvoir intéressant dans l'exercice du pouvoir législatif.

Toutefois, notre conception de la situation actuelle du bicaméralisme « à la marocaine » est que le bon fonctionnement démocratique n'a pas été la principale motivation de cette formule. Bien au contraire, il a servi à l'affaiblissement du pouvoir législatif dans son ensemble, et ce quelque soit la majorité du moment.

L'esprit de toute réforme des institutions du pouvoir législatif devra veiller à ce que cet esprit de contrepouvoir sincère et efficace soit pris en compte.


 

  1. Des Forces Armées Royales :

Par sa fonction, le Roi du Maroc est le chef suprême des armées en conformité avec sa fonction.

Toutefois la gestion budgétaire, administrative, organisationnelle… relèvent du pouvoir exécutif, représenté - faut-il le préciser- par un ministre de la défense qui fait partie d'une équipe gouvernementale dirigée par le Premier Ministre. L'armée, même avec le monarque comme chef suprême, ne peut se soustraire au pouvoir du citoyen qu'elle est censée servir.


 

  1. Du pouvoir judiciaire :

Pierre angulaire de tout système démocratique, l'autonomie institutionnelle et financière du pouvoir judiciaire nous semble clairement comme un impératif de toute révision constitutionnelle.

Le Conseil Supérieur de la Magistrature, dans ce sens, devra être le garant de cette autonomie, que nous voulons animer par un fort esprit corporatiste permettant aux magistrats de faire face à leurs responsabilités.

Car si actuellement au Maroc le pouvoir judiciaire en est un vis-à-vis des citoyens, il n'est pas considéré comme tel devant les autres pouvoirs.

Indépendamment de son organisation, l'essence même de l'existence du pouvoir judiciaire, est de garantir, in fine, au citoyen l'état de droits auquel il aspire. Le pouvoir judiciaire est à positionner dans ce sens comme un plein pouvoir, dans la mesure où il devrait assurer une protection concrète du citoyen


 

  1. Du Pouvoir Économique et Médiatique

Loin de nous l'idée de constitutionaliser une quelconque notion de pouvoir économique ou médiatique. Dans notre conception du Maroc moderne, l'économique est l'apanage des acteurs privés et le pouvoir médiatique est le contre pouvoir par excellence. Toutefois, ces « pouvoirs » doivent être régulés, règlementés et protégés des autres pouvoirs.

Il est utile d'avoir une architecture constitutionnelle qui garantit que ces pouvoirs servent les intérêts suprêmes de la nation.

Dans le domaine économique, un certain nombre de mécanismes existent : conseil de la concurrence, Instance de lutte contre la corruption, le CES, les régulateurs… Il s'agit donc de doter ces instances des pouvoirs, des prérogatives, des moyens et de l'indépendance nécessaires pour qu'ils puissent fonctionner, agir, sévir et, in-fine, servir le citoyen

Dans le même esprit, nous pensons qu'il faille obligatoirement hisser le service public audiovisuel à un rang qui le rende imperméable aux tentations de récupérations politiques et économiques.


 

  1. De la diversité :

Nous sommes conscients de l'importance de l'émergence et de la consécration de la diversité dans sa définition globale : diversité des genres, diversité culturelle, diversité identitaire, etc. Dans tout processus démocratique et dans les bases même d'une société de droits, il nous semble primordial de préserver les acquis dans ce domaine et de les mener au niveau supérieur.

Cette diversité à laquelle nous aspirons, pour un Maroc riche de ses différentes composantes sociétales et identitaires, se traduirait par la mise en place de mécanismes culturels, éducationnels et juridiques garantissant les droits de la femme, conformément aux lois internationales en vigueur, et assurant leur totale inclusion dans les champs politiques et économiques.

Il est également de mise de protéger les minorités culturelles et ethniques ainsi que les personnes handicapées et de leur donner les moyens requis pour occuper une place conséquente dans la société marocaine, notamment par la promotion d'actions concrètes dans ce sens.


 


 

* * *


 


 

Sans avoir le moins du monde la prétention d'avoir été exhaustifs ou pertinents, nous espérons que ces propos aient d'abord réussi leur mission de clarté et qu'ils expriment sans ambages l'esprit de notre contribution.

Nous rajoutons à nos espoirs (et ils sont nombreux), celui de voir votre commission aller au-delà des sentiers battus et du « déjà-vu ». Aussi technique soit-elle, nous pensons que cette commission peut, dans le cadre de l'objectif de fédération qui lui est dévolu, disposer d'une marge de manœuvre qui permettra de poser les jalons d'un Maroc Nouveau pour les générations futures.

Nous espérons que les livres d'histoire qui seront enseignés à d'autres générations, celles de nos futurs enfants, retraceront objectivement le travail de cette commission comme l'un des travaux majeurs d'après l'indépendance.


 


 


 

vendredi, avril 22, 2011

La commission sur la reforme de la constitution me demande mon Avis

J'ai reçu il y a quelques jours une invitation formelle de M. MANOUNI qui m'invite à m'exprimer devant tous les membres de sa commission sur mon avis sur la reforme constitutionnelle en cours. Dans le cadre des consultations avec El Fa3alyat A Chababiya, la commission a ainsi jugé bon de regrouper un certain nombre de « jeunes », donc beaucoup font partie de la communauté des bloggeurs. On n'en saura rien de plus sur la forme, encore moins sur le contenu.

Je n'ai pas beaucoup hésité à dire oui, même si la démarche, bien que louable, semble superficielle et superflue. Superficielle car je ne pense pas qu'en convoquant 40 ou 50 bloggeurs (choisis par qui ? pourquoi ?), sans ordre du jour, sans leur expliquer la manière dont ils seront sollicités, ni de la façon dont ils pourront soumettre leurs contribution, soit l'aboutissement d'une réflexion de fonds. Superflue, car je ne vois pas ce que je pourrais apporter à cette commission sur tout dans cette forme. Si c'est mon avis de bloggeur qui vous intéresse, merci de le lire sur mon blog tout simplement.

Ma participation a cette rencontre ne veut pas dire que je légitimisme cette commission, affaiblie à mon sens dès sa création par l'unilatéralité de sa nomination et par la personnalité et le passé de certains de ses membres.

Cela dit, Je préfère sincèrement juger sur pièce ! Et surtout, je veux constater moi-même le déroulement des choses demain et surtout pouvoir partager avec les autres sur ce qui se passera lors de cette « consultation »

Avec d'autres « appelés », nous avons accouché, dans la douleur, d'un texte qui reprend un peu notre vision de la reforme constitutionnelle en cours. Je dis dans la douleur, car c'est un exercice triplement compliqué : d'une part consigner le fonds de sa pensée sur un domaine très technique et éminemment important comme la reforme de la constitution, et d'autre part, faire un travail collaboratif avec des personnes aux styles, aux idées et aux motivations différentes (heureusement d ;ailleurs, c'est un peu la –seule- richesse de ce texte ), le tout dans un contexte ou mes obligations professionnelles et personnelles me permettaient pas de dégager le temps nécessaire pour mener l'exercice correctement.

Ce texte, encore en cours de finalisation sera rendu public, je l'espère avant demain matin.

Je live twetterai demain !

mercredi, avril 13, 2011

Achaab Yourid Iskat l’#ANRT


Un collectif de bloggeurs et de Twitter s'est lancé à l'assaut d'un citadelle bien protégée des affreux consommateurs qui ne comprennent rien a rien et qui ne veulent pas payer le prix de leurs communications téléphoniques. En gros, nos trois mousquetaires d'operateurs: INWI, IAM, et Meditel, ont arrêté de se faire la guerre entre pour mieux gruger l'utilisateur.

Ce collectif, comme beaucoup de clients des trois operateurs veulent dénoncer :

  • Le cout exorbitant de la communication, au Maroc on est parmi les pays ou la minute coute le plus cher
  • Le service médiocre offert pas les operateurs
  • Des pratiques « à la limite de l'arnaque » des operateurs dans leurs communications, leurs contrats, leurs facturations et leurs méthodes de vente.
Mais qu'on se le dise, nous n'allons pas reprocher aux operateurs de vouloir se faire du fric : c'est un peu leur vocation, même si nous denoncons l'absence flagrante d'ethique.



Non, s'il y a un acteur qui est responsable de cette faillite, c'est bien la structure de régulation, l'ANRT, censée justement garantir une concurrence libre et loyale dans le secteur, veiller à ce que les operateurs concrétisent la vision de l'Etat pour le développement des télécoms et protéger le consommateur Marocain.



#ANRTFAIL est donc le mot d'ordre ! #inwifail #IAMfail et #meditelfail c'est pour nous soulager !



#ANRTfail ! Parce cette structure que incapable d'être un autorité de régulation forte … 


Je ne suis pas un spécialiste du domaine, mais je sais que la Maroc il y a 12 ans, était cite en cas d'école pour la libéralisation des télécom dans le monde … aujourd'hui, nous sommse tellement en retard, que je suis dans l'incapacité de connecter mon domicile à une ligne téléphonique et une connexion internet … cela fait plus de 9 mois que j'essaie , en vain.



Donc je me joins à ce collectif pour crier moi aussi mon Raz-le-bol de cette situation et pour prouver que la somme d'actions individuelles, peut provoquer un changement Majeur !



(la suite de ce billet est une contribution collective, libre de droit : Copiez/collez ce texte sur vos blogs si vous supportez l'initiative. Merci ! ) 
Citez la source : 
http://sniper-endirect.blogspot.com/


 

SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS : ABSENCE DU REGULATEUR ET PRATIQUES DES OPERATEURS


C'est l'histoire d'un ras-le-bol d'une communauté de clients des services télécoms très active sur les réseaux sociaux (principalement sur twitter).



 

Deux facteurs ont exacerbé ce ras-le-bol :
1- les limitations du plafond du trafic mensuel par l'opérateur Méditel de manière unilatérale sans se donne la peine d'en informer les clients qui eux payent pour une période donnée (jour, semaine ou mois) et non pour un volume de données transférées (bien évidemment écrit en caractère taille 4 au verseau du contrat dans un langage juridico-technique que personne ne lit ni comprend !).



2- Le bridage (limitation) du trafic P2P par l'opérateur historique Maroc Telecom (IAM) constaté depuis quelques semaines.

Bien évidemment, ces deux facteurs n'ont été que le catalyseur, les raisons du mécontentement sont nombreuses et anciennes.

L'idée a été lancée de décrire les expériences qu'ont les internautes en tant que client des opérateurs de télécoms, sous le nom #ANRTFAIL (ANRT = Agence Nationale de Règlementation des Télécommunications) et Fail = problème, échec. #IAMFAIL (Ittissalat Al Maghrib = Maroc telecom). #Meditelfail (meditelecom) et #inwifail ( INWI marque de Wana Corp).



Ce buzz a donné les résultats suivants :


 

Pour lire la suite : http://sniper-endirect.blogspot.com/2011/04/secteur-des-telecommunications-absence.html




 

mardi, avril 05, 2011

#INZALE mode d’emploi


Depuis quelques jours, des twitts flanqués du h-tag  #INZALE circulent … ils appellent à un IRL – traduire : in real life- autour du débat sur les reformes constitutionnelles.

Il s'agit au fait d'une idée portée  par quelques bloggeurs/tweeps qui veulent créer un nouvel espace de débat, en dehors des circuits dits « classiques ». Leur objectif est d'investir, des cafés, des pubs, des restos, sans y être forcement invites, pour y prendre leur « Pot constitutionnel » en espérant s'y retrouver avec beaucoup de personnes d'horizons très différents, mais tous animés par la même passion du débat.

Le premier #INZALE aura lieu lundi 11 avril à 20h. L'endroit du #INZALE sera communiqué quelques heures avant 20h et largement diffusée. 

Loin de vouloir se prendre au sérieux, #INZALE a néanmoins quelques règles :


 

1.       L'anonymat est accepté et surtout respectée  … donc amis bloggeur et twitteurs anonymes  merhba

2.       La ponctualité est appréciée : Le #INZALE dure officiellement une heure

3.       On ne Livetweet pas de #INZALE

4.       On n'invite pas @bigbrother_ma au #INZALE … Non je plaisante … à peine


 

Petite définition  du mot Inzale : Au sens utilisé par les politiciens : faire débarquer un grand nombre de personnes préalablement acquises à une certaine cause, dans un parti politique – dans des élections aussi-, pour changer la donne et influencer la décision finale.

Page FB Officielle :
http://www.facebook.com/pages/inzale/121494887928420


PS: Copiez/collez ce texte sur vos blogs si vous supportez l'initiative. Merci!