vendredi, décembre 30, 2011

2012 ou la transition démocratique perpétuelle

L'année 2011 s’achève avec un gros sentiment que le Maroc, par choix, a raté sa chance d’accéder à une démocratie beaucoup plus avancée. Un choix pas aussi simple que cela il faut l'avouer … Croire « simplistement » que toute « l’intelligencia » politique marocaine a sciemment renoncé aux sésames de la démocratie comme ca, juste pour que l’histoire retienne leur manque flagrant de courage, et un raisonnement hâtif.

L’équation telle qu’elle se présentait à nos dirigeants et nos politiques (tout comme à nous citoyens) au moment ou les choix et les décisions (et donc les positions) devaient être arrêtée, étaient plutôt compliquée : Une équation à plusieurs degrés aux variables multiples (Monarchie, démocratie, Islam, liberté, makhzen…) et aux domaines de définition à géométrie changeante (printemps arabe, exception marocaine, crise cmondiale…).

Cela dit, entre faire face à une équation aussi difficile, et accepter que l’on vous offre la réponse toute faite du pemeier conseiller du Roi, sans trop y réfléchir, il y a la un pas que les partis politiques marocains n’ont pas trop hésité à franchir.

Le résultat est là : la copie proposée comme salvatrice ne permet même pas d’obtenir la moyenne. La Rattrapage démocratique opéré en fin d’année permet de sauver la mise certes, mais pas de briller.

Ceux qui ont eu l’intelligence de refuser l’antisèche proposé on bizarrement choisi de rendre une copie blanche et ont pris le risque de se retrouver avec une note éliminatoire.

Et le Marocain lambda dans tout cela ? Il ne sait plus à quel saint se vouer. Il vote… mais pas trop ... ; et lorsqu’il vote, il sanctionne … mais pas trop … Il bat la pavé les dimanches… mais juste ce qu’il faut… en prenant soin de se faire accompagner de Baltajiya… mais juste un peu… En gros, il hésite, tâtonne, et préfère plutôt ne pas trop prendre position, des fois qu’on lui reprocherait demain d’avoir fait un choix !

La semaine prochaine on entamera une nouvelle année, avec une nouvelle constitution, un nouveau gouvernement, une nouvelle majorité, un nouveau parlement … par contre, la « transition » démocratique sera là … la même, s’installant doucement… se perpetualisant même …

D’une zone tampon provisoire certainement nécessaire pour assurer un passage sécurisé d’une monarchie Absolue et totalitaire à une monarchie parlementaire … notre « transition » démocratique se transforme petit à petit dans un vaste « no man’s land » politique ou la celle certitude c’est qu’on est toujours dans le cadre d’une monarchie absolue.

En tout cas ! Bonne année à tous : plein de bonnes choses pour 2012