vendredi, janvier 13, 2012

#Freel7aked , une affaire ridicule … un combat juste

On vient de connaitre l’épilogue d’une affaire ridicule au demeurant, mais qui a cristallisé encore une fois l’abomination de notre système judiciaire et l’incapacité de ce pays à garantir le droit élémentaires à une justice équitable pour un concitoyen.

Sans rentrer dans les détails de cette affaire et refaire une plaidoirie, les fait sont simples et ils sont têtus, n’en déplaise à certains :

L’accusé d’abord :
- Moad L7aked est un rappeur, illustre inconnu jusqu’en septembre dernier, à part peut être dans sont quartier

- Moad L7aked est un vrai rappeur : le rap nationaliste, lui il ne connait pas ! Ses textes sont durs (trés durs même) à l’encontre de ceux qu’il tient pour responsable de sa misère propre, de celle de son quartier, et celle de sa ville ou de son pays.

- Moad l7aked est un #20fevriste convaincu et sa prose a trouvé Echo auprès du mouvement !



La victime  en suite 

- Talyani est un illuste inconnu lui aussi…. Ce n’est pas un artiste par contre

- Talyani fait partie de ces jeunes qui se sont cru investi (qu’on a invest ?) d’une mission de protection du trône Alaouite contre les méchants agitateurs du #20fev … Il l’a été avant l’incident … il l’a été pendant l’incident… il l’a été après aussi …

Les faits :

- Talyani et Moad se son bousculé lorsque des jeunes du #20fev distribuaient des tracts pour mobiliser les gens pour une énième marche /sitting. Yallah, Disons le , Un 20 fevriste à frapé un 9 marsiste … soit appelons cela une agression, une rixe …

Jusque là rien de bien méchant. Ce sont là des choses qui peuvent arriver, qui doivent certainement arriver, plusieurs fois par jours dans toutes les villes, dans tous les pays…

L’effrayant dans cette histoire, c’est la machine qui se met en branle à partir de ce fait complètement anodin, qui aurait du au mieux, se terminer au commissariat du quartier … au pire devant des juges pour comme une banale affaire…

Mais non, la « justice » de ce pays en a décidé autrement : La police judiciaire qui s’amuse à construire une affaire à partir de rien ! Un certificat médical de circonstance, des témoins peu convaincants et absents lors des audiences, et surtout et avant tout un Tribunal qui offre une parodie de procès.

Après avoir fait 4 mois de prison, notre Rappeur est sorti libre du tribunal: comme attendu, il a écopé d’une peine de prison équivalent au temps passé en prison … Il est coupable, mais sort libre du tribunal. C’est une décision injuste est lâche !

Moad est sorti libre certes, mais sans douté complètement chamboulé par toute cette histoire.

Certains n’hésiteront pas à dire aussi qu’il est sorti avec la plus grande promo dont il ne pouvait jamais rêvé ! Mais je ne pense certainement qu’il a rêvé un jour de ce genre de promo ! j’espère qua dans son malheur, l7aked gagnera au moins cela !

Il est tout à fait plausible de se dire que l7aked n’est que la nième victime d’une justice marocaine complètement abîmée par des années, dés décennies de corruption, d’incompétence et de manque de moyens.

Il est tout à fait donc « normal » de tenter d’évacuer cette nième affaire comme une autre preuve de la nécessité de réformer, de taper sur des magistrats incompétents, sur une police mercantile, sur un médecin corrompu et sur des procédures judiciaires longues et compliquées.

Oui, il est possible de faire cette analyse la… de tirer ces conclusion là …

Il est aussi possible de se dire qu’en « s’occupant » ainsi d’un jeune rappeur, un peu trop rappeur, on veut passer un message clair à tous ceux qui ont comme ça l’idée d’être dans la contestation trop forte …

Rappelons nous nos chers satanistes qui ont subis les foudres de la justice d’un régime voulant un peu trop voulant faire plaisir aux Barbus … ils n’ont pas hésité à mettre 14 jeunes sur le bucher !

Rappelons nous aussi la justice mis à contribution pour punir des hommes d’affaires ou des manager se prenant un peu trop au sérieux… et je ne parle pas de l’époque Bassri … Benjelloun, Oudghiri … on les a impliqué dans des affaire crapuleuses !

Rappelons nous aussi cette série de procès à l’encontre d’une presse pas très conciliante … là encore, la justice a été mise à contribution pour menacer, couler ou simplement fragiliser économiquement plusieurs entreprises de presse.

Rappelons nous aussi ce « militant » associatif rifain qui a passé 3 ans de prison pour 250 maleureux euros sur u compte bancaire à Mellilia … et n’oublions pas qu’à la base, il dénonçait l’inconstance des hauts commis de l’état avec des trafiquants de drogue…

D’autres hommes politiques ont été « mouillé » dans des affaires plus ou moins douteuses … l’exemple de Belkora, le seul qui me vienne à l’esprit tout de suite, est aussi une instrumentalisation qui vise à transmettre un warning aux gens concernés.

Toutes ces affaires, au-delà d’égratigner encore plus l’image de monplusbeaupays et de nous éloigner encore plus de l’espoir d’un Maroc démocratique, juste et équitable, sont des tests permanents aux forces vives du pays. C’est aussi des messages subliminaux –très peu discrets par ailleurs- que le régime transmet à ceux qui pensent être/devenir l’élite politique, culturelle, économique, intellectuelle de ce pays, sans recevoir le sceau d’approbation du régime.

Oui, l’affaire El7aked n’aurait pas du exister, tout comme l’affaire Nini, l’affaire le journal hebdo, l’affaire Nichane et tant d'autres "affaires" … aucune de ces personnes ou « causes » ne méritaient en soit de devenir de terrain de batain pour la démocratie, la justice et la liberté. Certain en ont décidé autrement ! Tant mieux pour eux et tant pis pour ce pays !


vendredi, janvier 06, 2012

Les Islamistes au pouvoir ! Pas si sûr que cela !

Benkirane aura-il les coudées franches pour mener sa politique durant les 5 prochaines années… pas si sur que cela. 

Premièrement, le nouveau Chef du gouvernement et son équipe devront composer avec un Palais toujours jaloux de ses prérogatives exécutives. Les 5 semaines de tractations pour la formation du gouvernement ont démontré clairement que le Roi ne s’encombre pas vraiment du débat du qui a le droit de faire quoi. Il le fait tout simplement, nouvelles constitution ou pas. Le renforcement du cabinet royal a par ailleurs démontré aussi que le palais compte s’outiller et s’entourer des « compétences » nécessaires pour « accompagner » le futur gouvernement sur l’ensemble des domaines. 

Le minimum syndical serait alors une totale liberté d'action sur les départements dont son parti à la charge. Une lecture sommaire de le l’équipe gouvernementale du PJD montre une certaine mise sous tutelle de l’ensemble des départements confiés aux barbus. 

- Aux affaires étrangères, Saad Eddine el Othmani est mis sous la tutelle d’un Vrai-faux Technocrate Istiqlalien. 

- A la justice, le turbulent Ramid devra composer avec secrétariat Général du Gouvernement toujours aussi souverain 

- Au ministère de la Communication, Lakhlifi se retrouve coincé entre une HACA et un pôle public qui lui échappent complètement 

- A l’industrie, Il sera difficile pour Amara de se défaire de plan stratégique ayant reçu le sceau royal dans à peu près tous les domaines 

- Tout comme son collègue à l’industrie, la politique des grands chantiers est pensée ailleurs. Pire encorde Rebbah aura certainement du mal à diriger des entreprises publiques théoriquement sous sa tutelle comme la RAM, ADM, ONCF, ONDA… dont les patrons sont faits et défaits par leur proximité avec le sérail. 

- BASSIMA Hakkaoui, en charge de la solidarité et de la famille aura fort à faire pour rendre son travail visible lorsque tout est estampillé INDH 

Après il y a les Islamiste qui héritent de gros dossiers stratégiques ou ils devront forcement composer très largement pour pouvoir les faire avancer. Il s’agit notamment de L’enseignement supérieur et la sa sempiternelle reforme, et le ministère des affaires générale et économique qui devra enfin plancher sur la reforme de la caisse de compensation. Les deux calibres du PJD n’ont pas hérité de cadeaux. 

D’autres départements stratégiques échappent au contrôle du chef du gouvernement. Il y a d’abord les caisses de l’Etat remise à un Nizar Baraka. Et ce n’est pas le neo-pjdiste au budget qui changea grand-chose. Sur d’autres secteurs comme l’éducation, la santé, la culture, le Travail et la formation professionnelle, l’urbanisme, le tourisme, l’artisanat …. La chef de gouvernement sera cantonné à son rôle de chef d’orchestre de la majorité gouvernementale et d’arbitre le cas échant. Il devra composer aussi avec l’homme choisi par le roi pour gérer le secteur primaire ! 

Enfin, Benkirane a cédé au palais le contrôle total de deux ministères de souveraineté : l’intérieur (du moins sur le volet sécuritaire) et les affaires religieuses. Le « ministère » de la défense n’ayant même pas fait l’objet de tractations. 

Espérons seulement que l’opiniâtreté supposée de certains caciques du parti permettra de mettre tout ce système politique devant ses limites. Bien que  les semaines dernières ont prouvé que Benkirane était prêt à mettre de l’eau dans son vin, et avaler cela par grosses rasades parfois.