lundi, avril 29, 2013

Réformer la fiscalité pour un pacte de citoyenneté

Note du Bloggeur :
Cette réflexion est le fruit d'une collaboration entre deux mouvements « Clarté – Ambition – Courage CAC » et «Anfass pour la démocratie », menée et pilotée par Mehdi Taam.   Cette contribution est une participation au débat public sur la réforme de la Fiscalité à l'occasion des assises.  
Le CAC vous connaissez certainement, c'est le mouvement qui s'est constitué avec et autour de Omar Balafrej et d'autres.. Anfass est quant à elle l'idée plus ou moins aboutie d'une association regroupant un certains nombre de jeunes et de moins jeunes à laquelle j'ai le plaisir de participer.
Je reviendrai certainement sur cet espace pour parler de ce projet "Anfass".  
Bonne Lecture
Ce texte a également été partagé ici et ici, au cas ou vous souhaiteriez en debattre avec d'autres personnes.



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Réformer la fiscalité pour un pacte de citoyenneté

A l’occasion des Assises de la Fiscalité, nous, mouvements « Clarté – Ambition – Courage CAC » et «Anfass pour la démocratie », soumettons cette contribution en guise de participation au débat public, et en assumant notre droit et notre devoir de citoyens de proposition et de participation à la vie publique.
Alors que la juridiction marocaine a évolué vers l’instauration de droits socio-économiques et l’affirmation du caractère social de l’Etat, la pratique politique ne favorise pas toujours l’émergence d’une doctrine sociale marocaine et sa mise en œuvre à travers des politiques concrètes et efficaces. Dès lors, la responsabilité incombe à la classe politique de formuler des visions et des projets capables de résorber les déficits sociaux et placer le Maroc sur une trajectoire de développement économique.
Nous œuvrons à l’instauration d’une pratique politique responsable, innovante et intellectuellement productive.
La fiscalité : Une problématique à mieux formuler :
La fiscalité, un instrument au service du projet de société.
Le Maroc dispose de potentialités importantes : une population dynamique ; une structure familiale encore développée ; des richesses économiques et d’autres atouts lui permettant un décollage économique. En même temps, le Maroc enregistre des déficits sociaux pénalisants et des disparités économiques et géographiques qui s’exacerbent. Le Maroc a perdu 30% de sa note de l’indice de développement humain, publié par le PNUD, à cause des inégalités, notamment celles liées à l’accès aux services de la santé et de l’éducation.
Il est à rappeler que ce débat sur la fiscalité s’ouvre dans un contexte macro-économique difficile, impacté par la crise économique international et par l’insuffisance des réformes structurelles. Le déficit public serait de 8% en 2013 et met nos finances publiques sous stress.
La décennie qui s’annonce constitue une opportunité de transition démocratique et de développement économique si elle est bien préparée, et en même temps elle sera confrontée à des défis structurels liés à la mondialisation et à la transition démographique.
Le Maroc a fait clairement le choix d’ouvrir son économie sur le commerce international, en s’alliant, dans le cadre de plusieurs accords de libres échanges, à de grandes puissances économiques mondiales et régionales. Le modèle de développement économique  sera toujours secoué, tant qu’il ne trouve pas une voie de compétitivité pour capter des investissements, substituer certaines importations par la production locale et se situer clairement sur des créneaux exportateurs prometteurs.
La démographie marocaine, à l’instar des pays arabes, a enregistré des mutations profondes en termes de taux de natalité et de reconfiguration de la structure familiale. La maturité de cette transition démographique ne sera atteinte qu’en 2030, période à laquelle la structure démographique se stabiliserait. Entre temps, le Maroc continuera à enregistrer un flux importants et croissant des demandeurs d’emploi et un vieillissement progressif de sa population.
Ainsi, si le Maroc souhaite résorber les déficits sociaux, il devra se doter des moyens financiers à la hauteur de nos ambitions et qui consistent en :
  • L’amélioration du système de santé au Maroc
  • la réhabilitation de l’école publique et de tout le système éducatif
  • la réforme de la justice
  • la compétitivité industrielle
  • et la sécurité sociale
Nous, mouvements « Clarté – Ambition – Courage CAC » et « Anfass pour la démocratie », pensons que ces objectifs sont atteignables. Il suffit de tracer le bon plan et faire converger les bonnes volontés.
Le débat actuel sur la fiscalité doit mettre en évidence qu’elle est un instrument au service du projet de société prôné.
Réformer la fiscalité pour un pacte de citoyenneté
Sur le volet fiscal et des finances publiques d’une façon générale, l’effort fiscal est supporté par une partie des citoyens et d’agents économiques, la soumettant à une pression fiscale significative, et privant l’Etat d’un manque à gagner en recettes importantes et nécessaires. En plus des charges fiscales, plusieurs foyers supportent d’autres frais liés à l’éduction de leurs enfants, la santé, le transport et la culture. Ainsi ils se voient payer un impôt réel nettement supérieur à l’impôt nominal, du moment qu’ils supportent à titre privé des dépenses du ressort de l’Etat.
La même situation est enregistrée pour la fiscalité des sociétés, où une infime partie des entreprises contribuent à l’IS alors que d’autres sociétés continuent à déclarer des déficits chroniques.
Outre les effets économiquement improductifs de ces anomalies fiscales, la notion même de citoyenneté est remise en cause, tant que la contribution à l’effort public n’est pas partagée. La fuite de l’impôt risque de s’instituer et fragiliserait les fondements même de la société.
Les défis sociaux et économiques ne peuvent être relevés, pour mieux préparer l’avenir, que dans le cadre d’un élan citoyen responsable, qui renforce les solidarités, ouvre les chances à chaque marocain et favorise la croissance.
Notre contribution à ce débat, s’attache tout d’abord à la nécessité de définir un  pacte sociale, autour d’une vision et d’un projet politique clair, ensuite définir les moyens nécessaires à le financer, à travers les recettes fiscales. Sinon, le débat sera toujours aligné sur le cadre des finances publiques actuelles, et où la tentation de réduire les dépenses publiques tend à l’emporter systématiquement sur l’éventualité et l’opportunité d’augmenter les recettes fiscales et se doter de moyens suffisants pour financer une ambition.

Etat des lieux :
La comparaison du ratio de nos recettes fiscales, par rapport à notre PIB, montre que le Maroc reste en dessous des pays à forte tradition sociale, à la moyenne des pays de l’Union Européenne et de certains pays modèles de l’émergence (Brésil, Turquie). La comparaison avec les pays de l’UE et les pays à fortes traditions sociales (Suède, Norvège, Allemagne et France) n’est pas anodine, car d’une part le Maroc bénéficie d’un statut avancé avec l’UE ce qui l’oblige à une convergence progressive vers le standard économique et social des pays de l’UE. D’autre part, l’Etat a un rôle central dans le développement socio-économique dans ces pays, ce qui a été toujours le cas pour le Maroc qui se développait autour d’un Etat fort. L’exemple des pays émergents nous renseigne quant à lui sur une voie de développement à scruter et à adapter à notre contexte. Alors qu’au niveau de l’Union européenne les recettes fiscales représentent en moyenne 41% par rapport au PIB, en Brésil et Turquie autour de 35%, le Maroc affiche un ratio de 24%. Une particularité aussi de notre système est que les recettes fiscales restent faiblement sensibles à la croissance du PIB, ce qui témoigne que les marocains ne bénéficient pas suffisamment des politiques de croissance, en moins en terme d’amélioration de qualité de vie et de services publiques. Alors que des secteurs, comme l’agriculture et l’immobilier, constituent des composantes importantes du PIB, ils ne contribuent que faiblement dans les recettes fiscales, sous l’effet d’exonérations massives et sans effets économiques ou sociaux notables.
La question centrale sur la fiscalité et qui nous interpelle est de définir notre potentiel fiscal : quel niveau de recettes fiscales est nécessaire pour notre développement socio-économique ?
Il est certain que le niveau actuel (24% du PIB) ne permet pas une redistribution suffisante, un investissement public créateur de richesse, le développement de services publics, le financement de la santé public et du troisième âge, la culture et l’enseignement de qualité. Sans se projeter dans l’avenir, les difficultés sont déjà ressenties et le niveau actuel ne pourvoit pas aux besoins des citoyens. Garder le même niveau face aux défis à venir, ne laissera aux décideurs publics que le choix de la réduction de la dépense, mais à quel coût social et économique ? Le Maroc a déjà vécu cette expérience douloureuse par le passé.
Propositions et recommandations :
Dans le cadre de notre vision, nos propositions fiscales visent l’émergence d’un véritable pacte citoyen basé sur :
  1. L’investissement dans le développement humain à travers l’enseignement, la santé et la culture
  2. La solidarité et la protection des démunis, les laissés pour compte et les marginalisés
  3. Et l’équité sociale, qui se base sur la contribution de tous les citoyens aux dépenses fiscales, chacun selon ses capacités contributives.
Cette ambition nécessite des moyens publics pour la concrétiser et nous estimons qu’un potentiel fiscal important reste non exploité. A cet effet, et dans le cadre d’une justice sociale et justesse économique, nous proposons :
  1. L’augmentation progressive des recettes fiscales de 10% du PIB dans un horizon de 10 ans.
  2. L’utilisation de la fiscalité comme moyen de pilotage économique, pour limiter les situations de rentes et les placements improductifs, et diriger les sources de financement de l’économie vers les secteurs créateurs de valeur ajoutée.
  3. L’imposition équitable du travail et du capital
  4. L’adaptation de la fiscalité aux réalités sociales, notamment à travers l’introduction d’une fiscalité de ménage, permettant certaines déductions liées à l’acquisition de logement, à l’éduction, la santé et à l’épargne.
  5. Instauration de la transparence en matière de recettes et dépenses fiscales et instauration des bases du droit à l’information en temps réel.
Afin de réhabiliter la citoyenneté, il est nécessaire que la contribution fiscale devienne universelle, où chaque citoyen est obligé de procéder à une déclaration, dans un cadre de discipline globale et de transparence administrative. Se dérober de cette responsabilité constitue une menace pour la communauté. A cet effet, nous proposons le renforcement de l’arsenal juridique pour garantir les droits des contribuables et prévenir la fraude et l’évasion fiscale. La pénalisation de certaines sanctions contre la fraude et l’évasion fiscale permettent de préserver le système fiscal et lui conférer toute son efficacité.
Nous estimons que le Maroc a des potentialités énormes de développement, qui méritent d’être exploités pour prospérer socialement et économiquement, sous une vision politique claire et cohérente. La fiscalité constitue une pierre angulaire dans notre vision, outre ses vertus économiques et ses fonctions redistributives, elle permet surtout  de rassembler autour d’un pacte citoyen. Nos propositions émanent de la conviction qu’à travers la fiscalité nous renforçons notre pacte et nous nous dotons des moyens de nos ambitions.

NB : Un rapport détaillé sera diffusé pour étayer toutes les données économiques et techniques énoncées dans cette note de synthèse.

Contact :
Pour le mouvement « Anfass pour la démocratie » : Mehdi Taam ( mehdi.taam@gmail.com )
Pour le mouvement « Clarté – Ambition – Courage CAC » : Omar El Hyani  (omar.elhyani@gmail.com )

mercredi, mars 13, 2013

Deux trois choses à propos du #Dondesang

Le Roi a lancé il y a quelques jours en grande pompe, une campagne nationale pour le Don de Sang en inaugurant un nouveau centre régional de transfusion sanguine à Fes et en se prêtant au jeux de médiatique qui consister à passer lui et sa famille, à l’acte en faisant un don. En se faisant, le Roi endosse un nouveau rôle de VRP pour une nouvelle cause.

Cela n’arrive pas souvent sur cet espace, mais voici une initiative royale fort louable. Je trouve sincèrement qu’un coup de pouce royale pour cette cause n’est pas de refus, encore faut il pour cela éviter les travers habituels de nos propagandistes en chefs d’exploiter cette implication pour les besoin de la cause et non pas pour, comme le laisse deviner la dépêche MAP, faire encore étalage, du magnanisme, de la gradeur de cœur du monarque. 

Maroc fait parti des pays avec le taux de donneurs les plus faibles. Ont parle de 0,75% de la population au Maric alors que l’OMS recommande 3%. Ce taux est à prendre avec des pincettes puisque le centre de transfusion sanguine « oblige » le demandeurs de sang à remplacer le stock en ramenant des donneurs « volontaires ». En jargon médical ont appelle cela du don de compensation, en principe non obligatoire, mais incitatif. Il représente environs 30%. Vous avez peut être eu à vous rendre au centre de transfusion pour rendre service à un ami ou un membre de la famille qui avait besoin de sang pour une intervention. 

En 2010, ils ont été environ 250 000 donneurs, presque autant que les tunisiens (200 OOO donneurs) et leurs 10 millions. Ils sont deux fois plus nombreux en Algérie (450 000 donneurs). A Titre de comparaison, ils était 3,2 millions en France en 2011 a donner du sang. 

Le Marocain est donc moins généreux lorsqu’il s’agit de donner du sang. J’ai eu à le constater à plusieurs reprises lorsque j’étais impliqué dans le cadre associatif dans des opérations de collecte de sang dans des espaces publiques ou en Entreprise. A deux reprises, alors que nous étions dans des zones à fort potentiels (dans une administration publiques, dans un club de vacance) , nous avons fait des scores ridicules ne dépassant pas 4 donneurs. Le gens se pointaient, posaient des questions, et se trouvaient des excuses bidon. Les environnements les plus accueillants sont les Ecoles et universités. C’est d’ailleurs le Rotaract Club Universitaire de Settat qui détient jusque là le record national d’une opération de collecte, avec quelques 150 poches de sang récoltées en une seule journée. 

Quatre raisons principales expliquent, à mon sens, un peu ce comportement de méfiance, 

- Le personnel des unités mobiles ne sont pas spécialement entreprenant, et n’ont pas un discours très convaincant. Dans ce sens, un effort de formation et de sensibilisation du personnel des Centres de transfusion aux techniques « commerciales » ne sera certainement pas un luxe. 

- La sécurité de la Transfusion : Beaucoup de personnes exprime une véritable craintes par rapport à leur sécurité en tant que donneurs. Beaucoup de gens pensent (à tord) qu’il y a un business du sang parce les poches de sang sont vendues. Mais on a beau expliquer que ce prix ne fait que couvrir les frais liés aux analyses nécessaires pour s’assurer de la bonne qualité du sang, dans l’esprit d’un grand nombre de personnes, le sang est une commodité qui est mise en vente. Pour cela, c’est certainement à travers une véritable politique de communication et de promotion que l’on peu changer cette perception, en restant le plus loin possible des affiches datant des années 80 que proposent les Centres de transfusion. 

- Le don de sang est resté cantonné trop longtemps dans une sphère médicale. Dans d’autre pays, de grandes et puissantes ONG se sont approprié les thématiques et travaillent sur les aspects promotionnels. Au Maroc, il existe un tissu associatif qui s’est créé autour de la thématique, mais reste encore faiblement organisé (Le ministère dénombre uniquement deux association, elle sont un peu plus nombreuses que cela dans la réalité) et son impact est réduit. Une organisation comme le Rotary en France, pour qui le don de sang n’est pas forcement un priorité (ou un exclusivité), mobilise à elle seule plus de 40 000 donneurs par an. En France, Il existe plus de 2700 associations actives dans le domaine regroupant plus de 750 000 adhérents. 

- Les centres de transfusion sont trop éloigné de la population : avec uniquement 16 centres régionaux disposant en tout de 24 antennes, ont est loin, très lois du citoyen. Les médecins et infirmier des centres de transfusion sortent de leurs bureaux moins de 200 fois. Juste pour donner un ordre de grandeur, Il y a en France plus de 40 000 collectes mobiles par an. Le Frein est certainement matériel, mais pas que. Le Camion de transfusion (Unité mobile de collecte) est le plus souvent Fermé et mobilisé sur la place Mohamed V à Casablanca. Il y en a trois au Maroc, et je suis persuadé qu’ils sont largement sous exploités.

En attendant une véritable politique du sang dans ce pays, profitons de cette campagne pour créer un véritable « awarness » autour de chacun de nous sur l’importance de ce geste simple de solidarité citoyenne, et faisons rentrer le don de sang parmi les gestes normaux et habituels de nos concitoyens.

lundi, mars 04, 2013

Un avant-goût amer des élections

La semaine dernière a été politiquement animée dans quelques villes marocaines à cause des élections partielles qui s’y déroulaient. Au-delà de la symbolique que peu revêtir ce genre de « tests » électoraux pour les majorités en place, les enseignements à tirer de ce scrutin (il y eu également un premier round d’élections partielles en octobre) sont pour le moins décevant pour l’avenir de la « pratique démocratique » et laissent présager le pire pour les élections communales à venir.

Quels enseignements tirer de ces deux tests ?

Ils ont tout d’abord confirmé l’excellent état de la machine électorale du PJD. Le parti au pouvoir a remporté tous ces tests haut la main : que ce soit à Tanger ou Marrakech en octobre dernier ou encore à Sidi Kacem ou a Youssoufia ou ils ont réussi a faire élire le candidat PPS. Les islamistes au pouvoir qui partagent leurs prérogatives entre le palais et une majorité « docile », n’ont pas subis le VOX POPULIS espéré suite aux décision « peu populaire » qu’a pu prendre Le chef du Gouvernement, notamment la hausse du prix du carburant. Partout ou ils ont mis des candidats « bankable », la machine PJD s’est mobilisé avec l’efficacité, la « propreté » et la détermination redoutable qu’on leur connais désormais. Dan toutes les circonscriptions, il ont terrassé leur seul « ennemis » politique déclaré, le PAM.

Ils seront très durs à déloger en 2017.

La majorité gouvernementale s’en tire a bon compte également, puisqu’elle a tout de même gagné quasiment l’ensemble des sièges mis en jeu. Cette « victoire » ne doit pas cacher le fait que cette majorité s’est présenté en ordre dispersé, hormis l’amourette de circonstance qui a permis aux « communistes » de garder leur siège de Youssoufia et donc leur groupe à l’assemblée.

Les élections partielles de Février ont été même l’occasion d’affrontements politiques violents entre les différents partis, notamment à Sidi Kacem et à Settat, avant, pendant et même après la fin de la campagne.

Difficile de croire que l’animosité déclarée durant cette campagne ne trouve pas son chemin au conseil du gouvernement.

Troisième et dernier enseignement, c’est la déconfiture des différentes composantes de l’opposition. En effet, hormis le PAM qui a voulu croiser le fer avec les islamistes, les partis de l’opposition parlementaire n’ont même pas fait semblant de vouloir grappiller quelques sièges. Même l’USFP a déclaré forfait, trop occupé à organiser des duels fratricides. Les autres, les boycotteurs, sont restés dans leurs petits nuages.fr

Mais peut ont vraiment s’amuser a faire ce genre d’analyses lorsqu’on sait les conditions désastreuses dans lesquels se sont déroulés ces suffrages partiels, notamment ceux de février. Peut ont sincèrement donner du crédit à des élections lorsque des accusations de fraudes, d’intervention de l’administration, d’utilisation d’argent, de distribution de tapis dans les mosquées… fusent de partout. Peut ont lire quoi que ce soit, lorsque le Ministère de l’Intérieur est accusé d’avoir favorisé les candidats issus du même parti que le Ministre, Peut on être crédible lorsque les taux de participation, non encore communiqués officiellement, frisent le ridicule.

A leur échelle, ces élections ont surtout démontré l’incapacité des gouvernants à organiser, avec les mêmes outils et les mêmes mécanismes qu’avant, des scrutins sans que ces derniers ne soient entachés de grâce irrégularités. Le système a la peau dure. A leur échelle aussi, ces élections, ont démontré la total incapacité des partis politique a croire au jeu de la démocratie. Elles ont également démontré que la majorité des marocains n’apprécie absolument pas ces pièces théâtrales... ou peut être les figurants indemnisés d’une manière ou d’un autre.

On nous promet des élections locales pour les prochains mois ? « Chiche ! » diront toutes celles et ceux qui vivent du business électoral… les autres de toutes les manières il s’en fichent.

vendredi, février 22, 2013

Le #20FEV 2013


Deux années après la naissance du mouvement, voici le bilan, analysé et décortiqué à travers à travers le Grand JT de Al Oula en arabe, édition du 20 février 2013 que vous pouvez visionner sur ce lien : http://www.alaoula.ma/ 

Les Titres
Description du contenu
Nombre de minutes
Cérémonie commémoration Mort de Hassan II présidée par le ROi
Une rediffusion quasi entière de toute la cérémonie  (de la sortie de véhicule jusqu’au départ en voiture)
33 minutes
Assises de l’industrie
Une diffusion entière de la plénière d’ouverture  des assises, de l’arrivée du roi jusqu'à sont départ
(il ny’a eu que du « coupage » des blancs et une traduction des discours en Français de Miriam Bensaleh et Othman Benjelloune)
30 minutes environs
Reportage sur les Assises
La parole est donnée à plusieurs acteurs (ministres, opérateurs)
4 minutes
Cérémonie féminine  de commémoration da la mort de Hassan II président par Lalla Meriem
Reportage sur la cérémonie
2 minutes
Hassan II, le roi bâtisseur
Reportage sur la vie de Hassan II
3 minutes
Le Délégation qui rendent hommage au Défunt Roi
Reportage sur les différentes délégations officielles ayant rendu visite au Mausolée pour rendre hommage à Hassan II
3 minutes
Visite d’une délégation du parlement en suède
Reportage  sur la visite (aucune mention bien évidement à la décision du parlement suédois de reconnaître la RASD
3 min
Page Internationale
Deux reportage sur la crise politique en Tunisie et la guerre civile de Syrie
3 min
HCP
Reportage sur une rencontre protocolaire de Lahlima
30 secondes
Conseil de la concurrence
Un reportage sur l’étude du conseil de la concurrence sur les Métier réglementés
30 secondes
Affaire Comanave
Lecture de la dépêche MAP
30 secondes
Visite commission FIFA
Reportage sur la visite de la comission Fifa dans le cadre des préparatif à la Coupe du monde des clubs
1 minute



En gros, pour ce JT du 20 février, la « répartition des temps d’antenne :

Mohamed VI : Plus d’un heure
Hassa II : 41 minutes
Gouvernement : 4 minutes, est disons un rôle de  figurant dans la cérémonie des assises
Parlement : 4 minutes
Lalla Meryem :  2 minutes


Voilà, difficile de trouver plus pertinent comme analyse. 



vendredi, décembre 28, 2012

Les oubliés de 2012


Plutôt que de parler de ceux qui ont fait les évènements heureux ou malheureux de cette année, parlons de ceux qu’on a un peu oublié durant les 12 derniers mois … oublié parce qu’ils n’ont rien fait de spécial, oublié par ce qu’ils ne sont plus intéressants … oublié parce qu’ils cherchent justement à passer inaperçu… oublié parce qu’ils on choisi de sortir de l’histoire par sa petite porte …

  1. Abdellatif El Mennouni : Un petit tour et puis d’en va… l’Architecte présumé de la nouvelle constitution, la Docilité de Mennouni a bien été récompensé par un porte de conseiller auprès du Roi. Certainement un moyen de museler définitivement toute velléité  de déballage publique des tractation et négociation autour de la confection de la nouvelle plus belle constitution de monplusbeaupaysdumonde
  2. Abdelwahed Souhail : Le ministre PPS de l’emploi se fait bien discret dans le gouvernement. Il se dit qu’il aurait mal vécu sa mise sous tutelle par La boite noire de Benkirane, Abdellah Baha, qui préside la commission emploi.
  3. Fathallah Sijilmassi : À son retour de Paris ou il officiait comme ambassadeur, Il avait fait des pied et des mains pour se retrouver à la tête de la nouvelle agence de promotion des investissement (AMDI), héritière de la direction de Bernoussi (un autre disparu).  Deux année après, et avant d’avoir véritablement donné corps à cette agence, il est « nommé » SG de l’Union pour la Méditerranée. En attendant, l’AMDI est toujours sans patron… mais bon en temps de crise, me direz vous, quels investissement peut-elle bien glaner.
  4. Mehdi Qotbi : nommé à la tête d’une mystérieuse fondation chargé de mystérieux musée du Royaume, celui qu’on présente comme un Lobyeur, artiste, designer, intellectuel, modéliste … a disparu de la circulation le lendemain de sa nomination royale (rappelons le en plein processus de formation du gouvernement) … Seul fait d’arme depuis cette date, il aurait été aperçu sur un publicité. On m’a également soufflé à l’oreille qu’il opère une OPA hostile contre le Ministère de la Culture sur les musées du Maroc… je veux bien… sauf qu’il n’y a pas de musée au Maroc J
  5. Oussama Lakhlifi : Figure du Mouvement du #20FEV, Oussama Lakhlifi s’est essayé à la politique « officiel » tantôt chez les USFP et puis chez le PAM (FEM Tsetta)… il a fini par disparaître des radars médiatique… il prépare un retour en force peut être en adhérant au Parti de Mahmoud Aarchane J
  6. Le quatuor Fayçal LARICHI, Med AYAD, Salim CHEIKH, Samira SITAIL: Certes, les responsables de l’audiovisuel public se sont distingués en début d’année à l’occasion du fameux débat sur les Cahier de charge pour tomber à bras-raccourcis sur leur ministre de tutelle barbus.  Les Quartes mousquetaires du désastre cathodique s’étaient soudainement érigés en protecteurs d’un service public qu’ils n’ont eu cesse par ailleurs de malmener.  Mais bon, depuis, il se sont fait bien discret en continuant à abrutir et à désinformer pendant 3h30 chaque jour les marocains.  
  7. Yasmina Baddou : l’ancienne ministre de la Santé s’est fait discrète tout au long de l’année même si les médias n’ont pas arrêté de lui chercher des poux dans la tête. Entre ses deux supposés, appartements de paris et les toujours aussi supposés magouilles autours d’un deal sur les vaccins, la députée Istiqlalienne fait tout pour se faire oublier… avec son mari, ca doit vraiment être le couple le plus vilipendé par la presse depuis les Tiberi.
  8. Abdellatif Maazouz : Chargé de nos chers MRE, Si Maazouz semble bien loin de préoccupation d’une communauté marocaine à l’Etranger abandonné à son sort en Europe face à la crise mondiale.  Faisant doublon un avec un CNME tout aussi absent, on ne sait pas trop ce que ce gouvernement veut faire avec ses RME sauf peut être qu’il tient toujours mordicus a la manne des transfert.
  9. Abderrahmane El Youssoufia : Depuis qu’il a fait la tête pour repartir dans son asile Cannois,  Maitre Youssoufi se tait. Il semble que celui par qui l’alternance a été rendue possible se fait un malin plaisir à refuser aux marocains une explication claire sur ce qui s’est passé durant un moment crucial de la vie du royaume.  Peut être attend-il son tour pour passer sur les interviews fleuve « Kourssi Al I3tiraf » de Al Massae, ou se succèdent les politiciens un peu séniles pour raconter leur petites histoires.
  10. Le débat politique : Grand absent de cette année 2012 (comparé à 2011) s’est fait la belle pour être remplacé par un discours populiste, démagogique, creux et peu tolérant… et ce à tous les niveau.  Alors même que l’année 2012 a connu des changement à la tête de trois grand parti (PAM, Istiqlal, USFP), qu’elle a connu l’avènement d’un gouvernement islamiste, que la crise s’est installé, que le Maroc a connu des évènement Graves/importants (Accident Tichka,  débâcle du sport, crise dans le dossier du Sahara,  Grèves à répétition, reforme de la Justice et levée de bouclier des juges…), le niveau du débat a atteint en 2012 des profondeurs abyssales


vendredi, décembre 21, 2012

USFP : de pis en pis


Depuis que j’ai ouvert mes yeux à la politique, chacun des congrès de l’USFP nous a été présenté comme une étape cruciale dans la vie du parti et celle de monplusbeaupaysdumonde. Comme si le sort du Maroc dépendait à caque fois des quelques milliers de congressistes USFPistes en conclave.

A chaque fois depuis sont 6ème congrès, ce parti nous a montré qu’il a été incapable de relevé le défi de la démocratie interne, du renouveau de ses élites et de son idéologie.

Ainsi El Youssoufia, en pleine expérience  de l’alternance échoue lors du 6ème congrès à s’en sortir avec son parti indemne. Scission, accusations de fraudes, retraits massifs de cadres et militants. En patriarche cherchant le plébiscite,  El Youssoufi ne sortira pas grandi de cette épreuve ou on a plus parlé de « trucage », « falsification » et « d’absence de démocratie » que de renouveau des élites et de reconstruction de la gauche. Il quittera le navire deux année après lorsque le Roi mettra fin à la « logique » démocratique.

4 années plus tard, en 2005, c’est Ahmed El Yazghi qui préparera sa propre « succession » lors d’un 7ème congrès, là aussi, attendu, mais qui  manque son rendez-vous avec la démocratie, la transparence et l’éthique.  On retiendra les coups bas des apparatchiks du parti.

Le pompon est atteint avec le 8ème congrès, organisé au lendemain d’une débâcle électorale, d’une démission forcée de Ministre sans portefeuille et de la mise en place d’une  « direction  transitoire» collégiale … pour résumer, un congrès « ouvert » pendant plusieurs mois qui porte à la tête du parti le dauphin de Yazghi –Radi-, celui là même qui avait été démissionné après la débâcle de 2007 … Fhem Tsetta. 
Pour tenter de comprendre, ci-après un extrait de l’article de libération à l’issu du 2nd round de ce VIIIe congrès de l’USFP :
« Les congressistes ont  remis en cause le mode de scrutin servant de base à l’élection des instances du parti,  la qualité des congressistes, les rapports moral et financier, la participation au gouvernement El Fassi, les prestations des ministres ittihadis en passant par la ligne politique idéologique et politique ainsi que les rapports avec la Koutla et surtout avec l’Institution monarchique. (…)  ce premier round du  congrès était marqué par des dysfonctionnements à plusieurs niveaux : improvisation, retard dans la distribution des badges des congressistes, confusion totale quant aux listes en compétition, confrontation violentes entre les représentants d’une même section et d’une même région et suspension des travaux des travaux de manière répétitive, entre autres. » 
Quelques débâcles électorales dans la besace et une tonne d’incohérences idéologiques en poches, et au lendemain d’un printemps Arabe a qui le parti avait tourné le dos,  Les Ittihadis se sont retrouvé pour une 9ème fois en conclave.  Les ingrédients de ce congrès étant périmés (Candidats, congressistes, déroulement, mode de scrutin), le plat servi sera sans doute toxique  pour le parti… et l’élection de Driss Lachgar n’est que la partie visible de la métastase qui touche le parti.

Quand je pense que c’est les héritiers de Benberka et de Bouabid, je me dis que La pomme est décidément tombée bien loin de l’arbre.


NB : Juste après l'ecriture de ce post, j'ai appri que notre ami bolggeur et miltant USFP http://mounirbensalah.org/ quite un navire qu'il explique être à la dérive.
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