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mardi, avril 24, 2012

M. khelfi , ne faites pas l’économie d’une vraie réforme !

Depuis la fin des années 70 – plus tôt pour certains pays comme le royaume Unis-, le secteur audiovisuel public a été confronté, partout dans le monde à deux fait nouveaux :

1- La fin du monopole de l’Etat sur l’audiovisuel et La tendance vers la libéralisation du secteur. 
2- L’évolution démocratique et culturelle naturelle des pays occidentaux  qui a entrainé à une libéralisation de meurs audiovisuelles  (radio libres/ radio pirate)


Cette nouvelle donne a poussé la démocratie occidentale  à se poser deux questions fondamentales subjacente à un double besoin de libéralisation économique et de démocratisation politique, sociétale et culturelle:

- Comment ouvrir les ondes tout en gardant un œil –bienveillant cette fois ci- sur ce qui est diffusé par les chaines TV et radio qui s’invitent dans les foyers de nos concitoyens
- Comment rester acteur majeur dans un secteur aussi sensible sans forcement biaiser le jeu !

La réponse dans la majorité des pays – sauf aux USA ou la question ne s’est pratiquement jamais posé, car le secteur a été entièrement libéralisé dés les années 20 - a été la mise en place d’un régulateur, indépendant et fort, et la naissance de la notion de service public audiovisuel avec  pour principale mission : 

- Offrir un produit diversifié de qualité, notamment en terme de Information débat politique, éducation, divertissement
- Favoriser le développement d’une production audiovisuelle (l’émergence ou le renforcement d’un secteur) nationale à même de faire face, par sa qualité et  sa « proximité » à la libéralisation du secteur et donc l’arrivée d’un produit audiovisuel concurrent étranger
- Servir de porte drapeau d’un pays à l’international et avoir national fort dans un marché global

La mise en place du régulateur obéissait à une logique toute simple : Dans l’esprit des architectes de cette phase, il était inconcevable d’abandonner le monopole d’un état démocratique à un acteur économique qui obéit à des logiques mercantile.  On a donc confié à ce régulateur la tache de garantir à la diversité culturelle, politique, raciale, et idéologique d’exister et de se renforcer en créant un modèle économique pérenne pour l’ensemble des acteurs, publics et privés.

Chez nous, avec 30 ans de retard, la même réflexion a eu lieu… la démocratie en moins. Le débat s’est tout de suite focalisé sur la main mise du pouvoir sur un outil de mass media. Entre 1993, date du 1er varitable débat sur la réforme de l’audiovisuel au Maroc,  à aujourd’hui, nous n’avons pas beaucoup avancé en termes de profondeur de la réflexion. Nous en sommes encore à discuter de qui contrôle les ondes alors que la réflexion marocanisée devait plutôt se pencher sur :

- Créer un cadre juridique, économique et politique pour la libéralisation du secteur
- Créer un véritable service public efficace et efficient
- Le tout, en accompagnant le projet démocratique du Maroc, ze3ma !

La réforme menée par un Nabil Ben Abdellah sous la tutelle du patron de la Haca, Ahmed Ghazali  s’est plutôt concentré sur les aspects « technique » de la reforme : Transformation de la RTM en SNRT, nomination d’un patron du pôle publique,  création effective du Conseil de l’audiovisuel, Octoi de licence privé à des projets économiquement « viable » et politiquement « acceptable »…  En gros, nous avons créer un Chlimblick dont l’objectif est justement de garder la Télé (et la radio aussi d’ailleurs) comme un outil au service du pouvoir ! La citoyenneté ne saura pas cathodique ! 
A travers ses mesurettes, Lakhlifi veut se débarrasser d’un reforme nécessaire pour ce pays . Il veut nous faire que croire que l’appel à la prière sur 2M est une vision politique alors qu’il oubli ne se pose pas la question de savoir pourquoi les marocains s’adresse a Amr Khalil  plutôt qu’à Rokn Al Moufti.  

Lakhlifi aurait bien fait de s’inspirer de sa collègue aux destinés de la solidarité pour lancer un véritable débat national sur l’audiovisuel dans ce pays ou tous les acteurs sont invités à proposer leurs visions. Je débatrai mieux sur le contenu de ma télé que sur l'uterus de ma voisine !

Un débat national ou l’on mettrait ceux qui ont conduit la télé nationale à sa faillite devant leurs responsabilité, chiffres à l’appui !  Un débat sans tabout ou tout serait « remettable » en cause ? De l’autorité de régulation au financement su service public, des Licenses privées au rôle des « fada2iyat», de la gouvernance du service public à la promotion de la production nationale en passant par la place International du du Maroc. Un débat ou les départements de la culture, de la santé, de l‘éducation, de al Aoukaf, des affaires étrangères viendraient contribuer pour connaitre comment le hertzien peut servir leurs visions, si vision ils avaient…. Un débat ou on parlerait du parlement et de sa place dans la TV, de la monarchie et de sa place, des langues nationales et étrangères et de leurs rôles… un débat sur le secteur privé et la manière dont l’Etat peut protéger le citoyen des acteurs dominants. Un débat sur la place de la pub dans nos Télés et sur la protection des mineures, sur le divertissement et la place du rire, un échange sur l’infirmation et l’indépendance de nos JT, sur le débat politique et le rôle du petit écran à assoir une culture démocratique dans nos foyer … Enfin, un vrai débat qui regrouperait les gens du métier, mais aussi des gens d’horizons divers … et oui M. Khelfi, Les hommes et femme de la religion on leu place dans ce débat, comme les représentants de la société civile, ou encore les producteurs, les enseignants, les politiques…

Donc au lieu de nous proposé Dbaz dial Tayabat, le gouvernement ferait bien de proposer sa vision sur  un domaine économiquement, socialement, politiquement et humainement  stratégique.  
J’attends de lkhelfi de se comporter en politicien démocrate intègre et de :

1- Retirer le projet de CDC des chaines publiques, et reconduire pour une durée d’une année les CDC en vigueur actuellement.  
2- Demander la création d’une commission parlementaire indépendante doté des moyens nécessaires pour évaluer la réforme de l’audiovisuel.
3- Si comme il le sous entends, il y a eu des malversations et mauvaise gestion, diligenter les enquêtes nécessaires et trainer les responsable devant les tribunaux
4- Appeler à un débat national sur l’audiovisuel / assises nationales de l’au. Ce débat sera sanctionné par un « livre blanc » sur l’audiovisuel avec des recommandations claire sur
  a. Le cadre réglementaire et juridique pour le secteur 
  b. Une définition claire des missions de service publique (qui peuvent aussi être confiée ou imposée à des acteurs privés)
  c. Les missions et prérogatives du régulateur, sa composition
  d. Une projection sur le paysage audiovisuel marocaine souhaité : nombre de chaines publiques, nombre de chaines privés, nombre de radios …
  e. Un nouveau modèle économie pour le secteur, et une refonte du système de financement du service publique


5- Proposer, sur la base des conclusions des assises, une réforme majeur de l’audiovisuel Publique, qui sera soumis au parlement.  Auparavant, la réforme sera bien évidement discuté en conseil de gouvernement et doit faire l’objet de l’unanimité au sein de la majorité gouvernementale


6- En attendant, décréter un moratoire sur les prélèvements de la taxe de l’audiovisuel. Il est ridicule que le citoyen paie la faillite du système.  Je plaisante à peine 


7- En attendant, lancer les démarches nécessaires pour la création d’une chaine parlementaire avant la prochaine rentrée politique.


8- En attendant, aller faire un tour au Liban, en France, en Uk, en Espagne, en Egypte, à Dubai, au Mexique, au brésil, aux USA… et s’imprégner d’expérience plus ou moins réussie dans le domaine


9- Virer Mustapha El Alaoui ! sincèrement, c’est un acte d’une grande symbolique !


10- Pour ca meut lui faire plaisir, remettre Roukn Al Moufti dès demain ! 




Sincèrement, toute autre démarche restera à mes yeux de la poudre aux yeux ! Et si Khelfi se fait griller sur ca (c’est la rumeurs qui circule depuis cet après-midi) , je ne pleurerai pas sont sort !



lundi, avril 23, 2012

La Réforme cathodique ou le débat chaotique


Le débat sur le cahier de charge de la deuxième chaine Marocaine persiste ? Deux camps s’opposent :
D’un coté Lakhlifi et ses amis barbus désireux d’en découdre sérieusement avec les patrons de 2M contre qui ils ont un passif personnel assez lourd. En effet, il ne faut pas oublier que 2M a souvent été la chaine « activée » par le Makhzen pour accomplir ses « missions Spéciale» de désinformation et surtout d’attaque préméditée contre des causes  jugées « irrévérencieuses » voir «subversifs ». Rappelons-nous la sortie très remarquée de Samira Sitail au lendemain des attentats du 16 mais 2003 sur le plateau de Thierry Hardisson, ou elle mettait clairement sur le dos du PJD la responsabilité des attentats. S’est était suivi d’une interdiction d’antenne pure et simple du PJD.  En plus, tout ce débat sur l’islamisation de la TV flatte l’égo de leur éléctorat ! N’oublions pas que nous sommes toujours en campagne.

De l’autre, les haut commis de l’Etat a qui a été confié, depuis 10 ans maintenant, les clés des médias publiques, avec pour mission principale, de continuer à faire en sorte que le tube cathodique serve  le pouvoir en place !  Le reste n’est que dommage collatérale.

Ces deux camps s’affrontent par medias interposé pour dire tout le mal que chacun pense du professionnalisme de l’autre.  Tout le monde à son mot à dire sur la tranche horaire durant laquelle on se tapera la tronche de Dada.  Tout le monde a son mot à dire sur la diffusion des appels à la prière,  de l’idée de faire porter une Bourka a Choumicha, ou de l’horaire de diffusion du dernier Mouhanad doublée en dialekt Hassani… Les « débatteur » on poussé l’étroitesse du débat jusqu’à ignorer complètement le contenu du cahier de charge de la SNRT et de ses 8 chaines TV, comme lorsqu’on on ignorent le dernier bilan de santé d’un vieux métastasé à qui le médecin ne donnent plus que quelques semaines à vivre.

Comble de tout, les «antis » cahier de charge se positionne comme des « modernistes » soucieux de protéger le « service public » des influences des politiques…. Oui, oui, ceux là même qui ont fait des TV publiques comme de véritables outils de propagande pour les pouvoirs, se muent soudainement comme les gardiens du temple de la liberté d’expression, de la démocratie, de la séparation des pouvoirs et les VRP d’un service public soucieux de  l’intérêt de citoyens cathodique.

Mais à la véritable et seule question - Quelle  télé nous voulons pour le Maroc de demain- personne ne semble prêt à en  parler ou esquisser les contours d'une réponse … Non, trop compliqué  pour eux tout cela ?  Les « khlifistes » veulent simplement leur revanche et sont sans doute plus à l’aise à confier le remplissage de crane de leurs bases électorales à des TV satellitaires arabes, plus efficaces dans l’endoctrinement des masses ?  Quant aux pseudos « modernistes », ils ne font que défendre leur gagne pain, on attendant le prochain #ONPC. Le service public, eux ne connaissent pas, et ne veulent pas en entendre parler ! et toute ce brouaa les empechent de suivre tranquillement le deuxième tours des éléction françaises.

Et la Haca dans tout cela à. Censé être LE véritable arbitre de ce débat, la HACA pour garde un silence bien sage et bien douteux! Eux ne sont là que pour veiller à ce que la machine de l’audiovisuel tourne selon un cahier de charge bien spécial. Ahmed Ghazali, on apposant son visa sur les copies de Lkhlifi, a simplement reçu les instructions nécessaires pour éviter que la bagarre de chiffonier que se livrent les protagonistes de ce débat ne s’institutionnalise. Incertains de l’issus de ce combats de coqs, des gens en haut lieux ont sans doute préféré éviter une confrontation directe entre le représentant d’une institution constitutionnelle « démocratiquement » élue et le patron d’une institution faisant constitutionnelle partie du « domaine réservé » du Roi.

Tandis que le troisième homme de ce débat attend la fin des hostilités pour ramasser les cadavres, les partis politiques eux sont aux abonnés absents ! Les représentants de ce qui pourrait faire office des modernistes dans ce pays, du haut de leur rôle de seconds couteaux du gouvernement et de l’opposition ratent encore une fois l’occasion de défendre le projet de société qu’ils sont censés porter.  Les grandes gueules de l’USFP affutent leurs canines pour s’entre bouffer lors du prochain congrés, tandis que les « progressistes » du PPS trainent trop de casserole dans ce secteur pour oser la ramener. Les autres, ben, les autres sont égale à eux même…. C'est-à-dire, qu’ils seront absents de tout jusqu’aux prochaines élections.