samedi, janvier 31, 2009

Citoyen Hmida : "appeler mes concitoyens au vote n’est pas une position makhzanienne"

Les Interviews du Politoconaute


Les interviews du politiconaute … un peu pompeux comme titre pour la série d’échanges que je lance sur ce blog. Il s’agit d’un cycle d’interview des bloggeurs politiques marocains, et comme il n’y en a pas des masses, des interviews politiques de bloggeurs Marocains (ou plus exactement de membres de la blogoma, puisque la nationalité n’est pas un critère ici).

Merci à tous ceux qui ont accepte ou qui accepteront de se prêter au jeu.

Mon premier invite n’est autre que Citoyen Hmida, Hmida pour les intimes … un vrai personnage sur cette blogoma. Il fédère autant qu’il suscite des débats très chauds sur son espace. Il m’impressionne autant par la qualité de ses écrits, que par la quantité de posts qu’il est capable de commettre dans la semaine. Il me laisse bouche-baie parfois devant la rapidité de ses réactions à certains sujets d’actualité. Il me bluffe avec la diversité de sujets abordes. Il me laisse parfois rêveur devant ses textes, qu’ils soient imagines ou travestit. Il me réconforte parfois avec son réalisme. Mais ieu seul sait a quel point il m’énerve avec ses positions makhzaniennes.

Mais Hmida, c’est justement tout cela à la fois. Un vrai personnage… un vrai citoyen… certifié Politiconaute!

Politiconaute : Même si beaucoup de commentateurs semblent adhérer à certaines de tes prises de position et tes points de vue politiques sur le Maroc, peu de bloggeurs s’empressent a défendre de manière aussi acharnée « la transition démocratique au Maroc » ? Serait tu le seul bloggeur Makhzanien de la blogoma ?

Citoyen Hmida : En laissant de côté l'aspect provocateur du qualificatif "makhzanien" dont tu m'affubles, je peux te dire que si je défends avec acharnement la transition démocratique au Maroc - et j'insiste sur la notion de TRANSITION car il y a encore beaucoup de chemin à parcourir - c'est parce ce je sais d'où nous sommes partis.

Partis d'une monarchie absolue, appuyée par un appareil répressif dont la génération à laquelle tu appartiens n'a aucune idée!

Alors, je peux me permettre de croire à une transition démocratique!

Par ailleurs, j'ai toujours responsabilisé les dirigeants des partis politiques dans le blocage de cette transition. S'ils ne respectent pas la démocratie dans leurs propres instances, comment pourraient-ils participer à la démocratisation du pays!

La preuve vient de nous être fournie par le déroulement des congrès des deux derniers partis "historiques"!

Pour finir ma réponse, appeler mes concitoyens au vote lors des élections, est-ce vraiment une position "makhzanienne"?

Parlons en d’ailleurs de ces fameuses élections qui pointent le nez ? Tu ne vas tout de même pas militer pour appeler a voter pour des gens que par ailleurs tu accuses un peu de tous les maux du Maroc ?

Permets-moi de te retourner la question : quelle serait la solution? Tourner en rond jusqu'à quand?
Par ailleurs, le vote en lui-même n'est pas une finalité. Il faut que la politique et les politiciens intéressent les citoyens pour que les citoyens s'y intéressent.

Alors éclaire-nous citoyenhmida, pourquoi tu as voté en septembre 2007, et pourquoi tu iras voter en juin prochain ?

Je n'ai pas à t'éclairer....juste t'expliquer : je vote parce-que le vote est un droit! Et un droit qui n'est pas exercer finit par se perdre!

Et c'est en cela que je m'étonne que certains démocrates préconisent l'abstention, car elle ne mène à rien! La preuve, le résultat des élections de septembre 2007. La mobilisation citoyenne pour la participation menée par une certaine association a été tournée au ridicule, sinon stigmatisée par ceux-là même qui se sont insurgés contre le résultat du scrutin et contre ses conséquences politiques logiques.

Donc, je vote en citoyen responsable de mes choix! Comme nous devrions tous le faire, pour le parti et la personne qui nous semblent le plus aptes à nous représenter. Il y a un début à tout...La démocratie s'apprend, pour peu que nous la pratiquions, chacun dans notre petit espace de compétence.

Dans une discussion entre "démocrates", il est malvenu de demander pour qui l'interlocuteur a voté! Mais comme tu sembles mourir d’envie de poser la question, je vais te faciliter les choses et répondre quand même et peut-être t'étonner: depuis que je vote, c'est-à-dire 1963, j'ai toujours voté - ou suivi les consignes de boycott lors de certains référendums - pour l'USFP. Il faut reconnaitre que les candidats de ce parti qui se présentaient dans les circonscriptions où je votais, ont toujours correspondu au profil humain et personnel qui me convenait.

Je reconnais que pour les prochaines élections municipales, le choix de l'USFP sera problématique pour des questions de fond. Reste alors l'approche personnelle. Le fait est que je remplirai mon devoir de citoyen et j'inviterai mes concitoyens à ne pas rater encore une fois l'occasion de s'exprimer.

Qui est donc selon toi responsable cette situation de « chaos politique » dans laquelle nous sommes aujourd’hui ? La monarchie ? Le Makhzen ? Les partis politiques? Les citoyens ?

D'emblée, une grosse mise au point ! Le Maroc ne connait pas un "chaos politique" mais bien plus un "marasme politique" dans le sens pathologique du terme, à savoir : "atrophie progressive des organes, un amaigrissement extrême, consécutif à une longue maladie ou à la vieillesse".

Ceci étant posé, je vais essayer de répondre. Ma réponse n'aura rien de "scientifique" mais elle découle de l'observation du citoyen lambda que je suis.

Qui est responsable de cette situation?

La monarchie? Sûrement puisque c'est l'élément clé du système politique du pays. Mais je dirais plus "le roi" que la monarchie, je veux dire plus la personne que l'institution. Si Mohamed V étant ouvert à la collaboration avec les partis - rappelons que c'est sous ce souverain que la gauche était au pouvoir -, Hassan II était plus réticent, pour ne pas dire méfiant. Sa personnalité et son histoire personnelle expliquent cette position. Mohamed VI, plus pragmatique je crois, n'a pas d'état d'âme à ce sujet.

Le makhzen? Voilà bien un concept que les "jeunes" manient à tort et à travers, sans le cerner de façon exacte! Qu'est-ce que le makhzen? Si tu veux parler des "groupes de pression" (soyez modernes, les jeunes… Appelez-les choses par leur vrais noms), on ne peut nier leur influence sur la vie politique du pays, ici comme ailleurs.

Les partis politiques? Principaux concernés par leur propre survie, les partis politiques sont à mon sens les responsables de la situation actuelle. Mais quand on parle des partis politiques, ce sont les dirigeants qu'il faut montrer du doigt. Si nous considérons les partis "historiques", il est clair que ce n'est pas la démocratie interne qui les caractérise. Le manque total de visibilité idéologique de ces mêmes partis est décevant. La faiblesse du sens politique des dirigeants est dramatique. Et leur acharnement à satisfaire leurs propres ambitions personnelles est scandaleux.

Je ne dirais rien des partis plus récents, dont aucun n'est arrivé à se donner une quelconque légitimité ni à se doter de la moindre ligne de conduite politique.

Sauf le P.J.D. que je considère comme le parti politique le plus "moderne" du point de vue fonctionnel tout en regrettant que cette machine politique presque parfaite soit mise au service d'un projet que je ne partage pas.

Les citoyens? Les citoyens ont bien sûr leur part de responsabilité. Les difficultés socio-économiques ont fait que pour le marocain moyen la survie quotidienne a pris le pas sur la réflexion politique. L'élite de son côté s'est laissée enfermée dans un ghetto qui l'a éloignée progressivement du peuple. Il y a eu donc une cassure entre le peuple et l'élite à tous les niveaux. Le citoyen de base a perdu confiance dans ceux qui sont censés le guider, l'encadrer, l'éclairer. Mais comme tout peuple a besoin d'être guidé, encadré et éclairé - le peuple marocain comme tous les peuples du monde - certains courants extrémistes ont profité de ce vide, mais sans proposer de solutions fiables ou concrètes!

Tu as connus tous les grands moments de l’histoire du Maroc Moderne, lesquels t’on le plus marques ?

Il faut noter que de 1956 à ce jour, il y a eu la révolution médiatique. Des événements extrêmement importants se sont produits et n'ont pas marqué les esprits du fait du manque de couverture médiatique. En 2009, il suffit que quelqu'un éternue de travers pour que le monde entier soit au courant.

Il se peut donc que des événements fondamentaux de la vie du Maroc n'aient passé laissé dans ma mémoire l'impact voulu pour la simple raison que j'en ai pas saisi à l'instant l'importance.

Pour répondre à ta question spontanément, je répondrai sans aucune hésitation : LA MARCHE VERTE! Non pas par son aspect politique ou par son impact sur le processus de règlement du problème du Sahara! Non, mais par l'incroyable mobilisation du "peuple" dans les sens le plus concret du terme autour d'un événement! Personne ne comprenait très bien ce qui se passait, mais TOUS les marocains étaient unis autour de cet événement! Peu importe ce qui en a découlé, mais c'est l'événement lui-même qui a été UN GRAND MOMENT!

L'autre grand moment a été la marche organisée pour soutenir l'Irak lors de la guerre de 1991. En fait, c'est l'aspect "maroco-marocain" de cette marche qui m'a marqué. Cette marche de plus d'un million de personnes avait été organisée malgré le refus ou du moins la réticence du souverain! C'était le début d'un processus qui devait mener au changement de politique d’Hassan II.

Deux autres événements de masse me sont encore gravés dans l'esprit car ils montrent que les marocains ont besoins de modèles ou de héros : le défilé de l'équipe nationale de football éliminée pourtant du Mondial 1998 et le retour triomphale de la même équipe finaliste malheureuse de la CAN de Tunis en 2004.

Dans le registre contraire, je ne manquerai pas signaler la tentative de push du 10 juillet 1971. Et là encore, ce n'est pas tant l'événement en lui-même qui m'a marqué mais la totale passivité de la population à ce qui était arrivé. Comme si le peuple n'était concerné en aucune façon, et dans un certain sens il ne l'était pas!

Sinon, l'histoire du Maroc moderne a été marquée par des centaines d'événements qu'il serait trop long de rappeler ...

Tiens donc, La mort d’Hassan II et/ou l’avènement du Mohamed VI ne figure pas dans ta liste, pourtant, j’aurais cru que pour quelqu’un de ta génération et de ton background…

La mort de Hassan II devenait au fil du temps un événement prévisible tout comme l'intronisation du prince héritier ....Ces deux événements n'avaient donc rien pour me marquer spécialement ....Ce qui m'a par contre marqué c'est l'impact que la disparition de Hassan II a eu sur le peuple marocain ....Beaucoup d'observateurs ne s'attendaient pas à une telle réaction ...Mais les marocains sont si imprévisibles...

Tu imagines comment le Maroc de 2020 ?

Le Maroc 2020 ? En toute honnêteté, je n'en ai aucune idée! Avec la mondialisation, les aléas climatiques, la crise mondiale financière et surtout économique, le manque de visibilité est total à plus de quelques mois.

Mais comme je suis irrémédiablement et définitivement optimiste, je crois que le Maroc arrivera à tirer son épingle du jeu, si les marocains savent faire preuve de sérieux et de patriotisme..Cela te semble ringard comme pronostic, mais je te mentirai si j'en formulais un autre.

Pour finir, y a-t-il une question que tu aurais voulu que je te pose?

J'aurais voulu que tu me demandes comment j'imaginais la vie politique du Maroc avec l'avènement de Mohamed VI. Mais cela ne t'intéresse peut-être pas...

L'avènement de Mohamed VI présentait une situation parfaite pour assurer une transition démocratique parfaite : un souverain jeune ...un premier ministre âgé, respecté et expérimenté... Une situation sociale sans vagues.....l'opposition enfin intégrée au gouvernement ... Bref, historiquement, une situation absolument inédite à la hauteur du défi de la démocratie... Malheureusement, les démons politiciens et surtout les ambitions personnelles des uns et des autres ont été les plus forts. Ce qui devait être une étape dans l'avancée démocratique du pays s'est transformée en un nouveau départ, en un retour à la case départ! Une occasion historique ratée!

Maintenant que tu as fini ton "interrogatoire", je me permets - privilège de l'âge - de te poser MA question : "à la lecture de tes posts, je sens que tu es pour le moins dégouté de la politique telle qu'elle est pratiquée chez nous? Que proposes-tu de concret et de réalisable dans le contexte marocain pour remédier à la situation?

Politoconaute : Comme je le dis clairement dans ma la présentation de mon blog … la politique me passionne, sa pratique me dégoute … Je crois sincèrement aux vertus de la démocratie …

Comme toi, je suis dégoutés par les partis politique et leur étroitesse d’esprit, par « les élites » politique et leur petitesse … par mes concitoyens et leur analphabétisme politique … Et je suis en colère contre tous ceux qui sont responsable de cette situation … la seule différence, c’est que je crois plutôt en l’efficacité d’une stratégie Top-down (du sommet vers le peuple) et non [as Botom-up (en d’autre termes révolution).

Je suis dégouté aussi de voir que depuis 10 ans qu’on nous rabâche cette grande histoire de « transition politique » … on a fait du surplace … Certes, tu me diras que beaucoup de choses ont changé, et je suis d’accord avec toi …. Sauf que pour moi, c’est le strict minimum syndical …. Je ne m’extasie pas de savoir le Maroc est le meilleur élève d’une classe de cancre... non… je préfère qu’il soit un élève médiocre dans une classe de surdoués … quelqu’un disait que c’est en visant le soleil qu’on atteint la lune … he ben pour moi, le Maroc en est encore a rêver de faire des orbites autour de la terre … khellaouha HobaHoba, on est encore au spoutik !

Je suis dégouté de réaliser chaque jour que je ne verrai peut etre pas de mon vivant un Maroc a l’espagnole, a la chilienne, a la turque ou même a la sud africaine …

Que faire … entamer de grandes reformes, de vraie reformes, et arrêter de lancer des projets, peut être grands, certainement nécessaires, mais dénués de toute conception stratégique long-termiste. Arrêter de faire des réformettes pour la forme, mais ouvrir de véritables chantiers pour révolutionner certains secteurs. Et je parle la de gros pavés. La fiscalité, l’urbanisme, l’industrie, l’agriculture, le commerce extérieur, la promotion des investissements extérieurs, la lutte contre la corruption… Un préalable a tout ca serait une reforme constitutionnelle qui puisse au minimum limiter, ou du moins identifier clairement, les champs d’actions du Roi, du gouvernement, et des autres institutions … Il ne faut plus que le gouvernement se cache derrière les directives royales, ni que le travail réel du gouvernement soit estampillé automatiquement « directives royales ».

Bien évidement le socle pour la réussite de toute cela serait un engagement réel pour une reforme de fonds de deux institutions centrales pour la bonne marche d’une démocratie : La justice et l’éducation.

Si on avait fait les choses différemment il ya dix ans, si ont avait entamé une grande reforme de la justice et de l’éducation, si on avait aujourd’hui une nouvelle constitution qui responsabilise plus les acteurs politiques et les institutions, si on avait ouvert de grands chantier de reformes … le Maroc serait certainement dans la même situation qu’aujourd’hui, économiquement, socialement, culturellement et peut être même politiquement. Mais on aurai déjà acquis les outils démocratiques indispensables pour entamer la deuxième décade avec plus de sérénité.


UN PETIT TRUC RAPIDE A PROPOS DE CITOYENHMIDA ....

Le meilleur homme politique? Je suppose que tu parles de 2008? Je réserverai ce prix...Personne ne le mérite!

Le pire ? L'éventail est assez large....Mais deux hommes peuvent se le partager avec autant de mérite l'un que l'autre ....Notre premier ministre préféré, Abbas El Fassi, qui est pour moi l'exemple type du principe de Peters et Fouad Ali El Himma qui a voulu faire de la grande politique sans savoir en faire de la toute petite. Je pourrais ajouter Abdelwahid Radi qui se voyait leader et qui se dégonfle!

L'homme de l'année 2008? Je dirai Barak Husein Obama, mais tu veux un nom bien de chez nous...Je dirais alors ....Bouchaib le marocain lambda!

La femme de l'année.....Le choix est plus facile ....Ce serait la jeune athlète Sanae Benhema qui a remporté le 200 mètres aux Jeux Paraolympiques de Pékin. Le Maroc n'a jamais eu de sprinters à l'échelle internationale, il a fallu que le premier soit soit une femme qui souffre d'un handicap.

Le blogueur de l'année......Je crois que franchement c'est le dernier de mes soucis....Le blogging est avant tout une activité personnelle, où je trouve un plaisir énorme et cela suffit à mon bonheur.

Mon meilleur post? .......Il y en a quelques uns qui me tiennent à cœur....ceux qui ont été écrits, d'un trait, avec les tripes....Notamment celui sur l'exécution de Sadam Hussein que j'ai écrit à mon réveil avant même d'avoir pris mon café, dès qu' j'ai entendu la nouvelle à la radio .....Un autre plus récent où je criais mon indignation face aux massacres de Gaza ....

6 commentaires:

Reda a dit…

Nice comme concept!
@Hmida: Qd tu dis qu'il faut voter car c'est un droit, il y en qui diront justement que c'est leur droit de ne pas aller voter pour une telle mascarade, ou si on accepte que les élections sont à la régulière pour de tels incompétents. C'est Kundera qui disait ds un ces livres (en substance) que de jouer le jeu des fous (imbéciles) c'est de se mettre à leur niveau.

Shmissa a dit…

very nice comme concept. et contenu aussi.

Si Hmida, tu disais que le vote n'est pas uen finalite en soi, mais plutot le moyen de s'exprimer son choix politique. Qu'en est il alors des gens qui veulent exprimer leur rejet et leur deception ds le partis politique et le system des elections, comment peuvent ils exprimet elur opinion?

Mohamed Najib a dit…

" Ce qui devait être une étape dans l'avancée démocratique du pays s'est transformée en un nouveau départ, en un retour à la case départ! Une occasion historique ratée!"
C'est toi qui dis ça Hmida?
d'après toi ce résultat est dû aux ambitions personnelles qui ont eu le dessus, le crois-tu vraiment? autrement y avait il vraiment une volonté de changer les choses?

une marocaine a dit…

@ hmida,
Intéressant ce paragraphe sur le Makhzen
"Qu'est-ce que le makhzen? Si tu veux parler des "groupes de pression" (soyez modernes, les jeunes… Appelez-les choses par leur vrais noms), on ne peut nier leur influence sur la vie politique du pays, ici comme ailleurs"

Navrée de te contredire, Hmida, mais le Makhzen ce n'est pas "groupes de pression". El Makhzen c'est une institution n'est à l'enceinte du palais. Il existait depuis que la monarchie existe au Maroc càd (1200 ans) mais elle a été conceptualisée et institutionalisée par les Saadiens.

@ citoyen marocain,
Effectivement nous avons besoin d'une révolution des mentalités et non pas d'une mentalité de révolution...

politis a dit…

Je viens de lire cet entretien avec Citoyen Hmida. Bravo pour la manière dont tu l'as mené et bravo pour les réponses que tu as obtenues.

PS. : je comprends maintenant le commentaire que tu as laissé sur mon blog. Tu dois être obsédé par le makhzen!

Anonyme a dit…

Est-ce difficile d'interviewer son père ? Pour quelle raison le lien de parenté n'est pas mentionné ?