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mardi, novembre 13, 2012

La déontologie médicale au sein des cliniques privées


J'ouvre ce blog au témoignage poignant d'un citoyen Marocains nième victime de l'avidité des médecins et des cliniques privée de monplusbeaupaysdumonde.

Je salue aussi son courage de porter l'affaire en justice. J'espère qu'il obtiendra réparation pour lui et qu'il parviendera à secouer un peu cette corporation qui a semble avoir oublié le serment qu'elle avait fait.

Ce texte n'est pas de moi. IL est libre de droit.

Version Arabe ici

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UNE PATIENTE EN ETAT D’URGENCE ET SA MERE SEQUESTREES AVEC VIOLENCE PAR UN MEDECIN AU SEIN D’UNE CLINIQUE PRIVEE A CASABLANCA !


La déontologie médicale au sein des cliniques privées.

Le sujet relève du tabou. L'évoquer, c'est s'exposer à plus d'une résistance et à une absence aussi totale que voulue d'informations. Pourtant, les victimes sont nombreuses. La souffrance des parents et des proches est bien réelle. Souvent, ils sont condamnés au silence, moyennant, dans les meilleurs des cas, des indemnisations qui sont loin de compenser le dommage subi. Mais doucement et sûrement, la loi du silence est en passe d'être brisée.

Depuis 2010, les cliniques privées au Maroc font l’objet d’inspections inopinées de la part du Ministère de la Santé. Rappelons par ailleurs que ces inspections lancées à partir de 2010 sont très mal vues par une partie des cliniques privées. D’autant plus qu’elles ont débouché sur des (rares) fermetures. Sur les 148 cliniques inspectées par le ministère de la Santé, 13 ont été déclarées en infraction. Seuls 2 établissements ont été fermés (dont une à Khouribga) et le 3ème, situé à Oujda et spécialisé en ophtalmologie, a changé de statut en se muant en cabinet.

Ce que ne maitrise pas le citoyen c’est avant tout les critères de contrôle sur lesquels sont basées ces inspections !

Si certaines cliniques privées sont aux normes architecturales et sanitaires, les médecins qui y exercent appliquent-ils correctement les « recommandations de bonnes pratiques » pour les différents actes médicaux qu’ils y pratiquent ?

Pour certains d’entre eux, n’orientent-ils pas leurs actes médicaux en fonction du patient et de ce qu’ils peuvent en tirer comme bénéfice pécuniaire ?

L’erreur médicale est-elle sanctionnée ? Par quoi ? Et selon quelle procédure ?

Quel corps médical y trouve t-on ? Quel niveau de compétence ? Quel accueil en cas d’urgence ?

La déontologie (même élémentaire) est-elle respectée par certains médecins ?

Voilà une série de questions qui montrent clairement la zone d’ombre dans laquelle opèrent à aujourd’hui une bonne partie de nos cliniques privées. Une zone d’ombre qui permet à plusieurs médecins dans ces « espaces de santé » de pratiquer une médecine dont le maitre mot est l’argent ! Pire encore, de réaliser des actes médicaux en décalage avec les besoins réels du patient rendant la facture encore plus salée ! Après tout, un patient qui arrive à une clinique n’est pas médecin et reste « obligé » de se fier aux instructions de son médecin ! Parfois d’en sortir encore plus malade ! Souvent « moins riche » !

Certaines cliniques privées, par leurs actes quasi criminels, sans scrupule, avides d’argent, mériteraient qu’on leur placarde à l’entrée « La Fonda » (célèbre franchise de boucherie marocaine) où simplement « Caisse de Dépôt ».

Ceux qui ont eu le malheur d’être confrontés à une de ces cliniques privées où à leurs médecins en savent quelque chose ! Et souvent gardent des séquelles à vie !

H. I. : une patiente ayant vécu un cauchemar qui montre clairement le niveau d’urgence avec lequel il faut « guérir » certaines cliniques privées !

H. I. est une jeune femme. La 25ème bougie à peine entamée. Une silhouette sportive et aucun antécédent médical.

Le 24 septembre 2012 à 03H00 du matin, H.I. a eu une première crise avec des douleurs très fortes qui miment des douleurs cardiaques, allant jusqu'au dos avec étouffement, ... Hospitalisée en urgence dans une clinique réputée à Casablanca, elle subie une batterie de tests et d’analyses qui font conclure les médecins à un simple « stress » ! Elle en sortira un jour plus tard sans ordonnance … ni diagnostique !

Durant une semaine, H.I. fait plusieurs crises similaires chaque nuit. Des douleurs atroces qui la feront penser chaque fois à une mort certaine, la feront partir chaque jour à cette clinique ! Laquelle chaque jour se fera un plaisir de se faire payer sans poser de diagnostique ! Voilà une patiente qui vient chaque jour aider à amortir tranquillement les honoraires des médecins et surtout les quelques machines qui s’y trouvent !

Le 1er Octobre, après une énième crise, cette même clinique s’offre le luxe de lui prescrire une Coronarographie (d’urgence) … à 7.000,00 Dhs sans compter les frais d’hôtellerie ! Tous les médecins rencontrés après jugeront cet acte « criminel » étant donné qu’une coronarographie n’est absolument pas indiquée pour le profil de cette patiente (jeune femme, silhouette sportive, aucune trace de cholestérol, de diabète ou d’hypertension, aucun antécédent cardiovasculaire, pas même dans la famille, des électro-cardiogrammes normaux, …) ! Avec tous les risques que comporte une Coronarographie !

Cette fois, H.I. sort avec un autre diagnostique : « une bronchite mal soignée » accompagnée d’un traitement d’antibiotiques de 3 jours !

Prise de panique à cause de ces crises toujours aussi sévères, H.I. s’oriente vers un autre médecin, qui à son tour la renvoi vers un gastrologue suspectant un problème plutôt gastrique. Elle ira voir le Docteur Mustapha Younsi, qui en 30 minutes verra juste ! Une vésicule biliaire infectée ! Ce qui sera confirmé le lendemain par des analyses !

Rien de compliqué pourtant à diagnostiquer (dixit de nombreux médecins de la place) ! Pourtant une pathologie aussi facile à diagnostiquer aura eu raison d’un staff médical, de toute une clinique avec ses différentes machines … après une bonne semaine d’explorations !  Par des médecins ayant un grade de « Professeur » !

H.I. n’en n’est pas au bout de ses peines ! Loin de là ! Le cauchemar continue et s’aggrave !

Docteur Younsi, programmera avec sa patiente une opération chirurgicale 48 heures après leur 1er rendez-vous à la clinique Al Atlas sise au beau quartier Gauthier à Casablanca.

La veille de son opération, une nouvelle crise, très sévère, la prend vers 02H00 du matin. Son mari, alarmé par sa situation l’emmènera directement à la clinique Al Atlas, puisque indiquée par son Gastrologue pour y subir son opération chirurgicale le lendemain !

Une mauvaise surprise l’attend !

A cette heure aussi tardive de la nuit, vous pourrez lire à l’entrée de la clinique « Urgence 24H/24 ». Sans compter que sur les cartes de visite même des médecins de la clinique il y a écrit « Assure une permanence médico-chirurgicale 24H/24 ».

Au fait, vous avez plus de chances de vous faire agresser dans cette rue sombre que de trouver un médecin à votre secours ! 30 minutes après avoir frapper à toutes les portes, un Monsieur (agent de sécurité de prime abord) presque surpris de voir un cas d’urgence à cette heure-ci fera savoir au couple, en toute honnêteté, qu’il n’y a aucun médecin au sein de la clinique, qu’on ne pouvait pas compter sur leur présence même en les appelant … que le seul service qu’il pouvait leur rendre était de faire dormir la patiente « tal ghedda ou ihenn Allah » !

Le mari de la patiente, ne prend même pas le temps de réaliser l’accueil surréaliste auquel ils ont eu droit se dirigera vers la clinique Badr (à proximité du marché du même nom à Casablanca). Deuxième surprise : une infirmière réveillée d’un sommeil profond leur fera savoir qu’idem « non seulement, il n’y a pas de médecin mais qu’il n’y a plus de chambre disponible non plus » !

Clinique Al Maghrib leur apportera le secours nécessaire ! Là au moins un Médecin Réanimateur, apportera à la patiente les premiers secours nécessaires et déduira qu’il faille l’opérer d’urgence à la première heure le lendemain.

Le rendez-vous pour l’opération étant pris à Clinique Al Atlas, le couple reprend son courage à deux mains après une énième nuit dans les cliniques pour s’y diriger vers 09H00 du matin. Une petite visite par Dr Younsi et son Chirurgien Dr Rhadi, dans un cabinet jouxtant la clinique Al Atlas confirmera l’heure de l’opération à midi.

Encore plus surréaliste : étant donné qu’aucune chambre n’est disponible, H.I. est priée d’attendre l’heure de l’opération dans un café à proximité de la clinique (on lui demandera tout de même de rester à jeun). Devant les douleurs qu’elle surmonte, le couple s’efforcera d’y croire se disant que dans les 2 heures qui arrivent, ils seront délivrés de ce cauchemar !

Opérée par le Docteur Noureddine Rhadi à l’heure convenue, elle devra attendre quelques temps dans le bloc opératoire avant qu’on ne la monte dans une chambre improvisée pour l’occasion.

Ce dernier, sortira de son bloc opératoire, le regard inquiet mais avec des paroles rassurantes « l’intervention était difficile vue l’inflammation importante de la vésicule biliaire mais votre épouse s’en est bien sortie ! ».

Bien entendu, le mari de H.I. aura droit à un autre accueil : le passage obligatoire à la caisse avant de déclencher toute procédure médicale. Avant d’aller au café du coin (considéré comme étape préparatoire pour les patients devant rentrer au bloc), ce dernier déposera un chèque de douze mille Dirhams.

Elle restera deux nuits à clinique Al Atlas, avant de se voire priée de rentrer chez elle, même avec un drain (une poche en plastique au bout d’un tuyau qui sort de son ventre pour drainer toute impureté encore présente dans la région opérée). On lui demandera de revenir lundi d’après pour le retirer, vu que les médecins de la clinique devaient se rendre à un congrès le week-end.

Etant donnée la première expérience nocturne avec cette clinique, surtout avec le service des urgences, le mari de H.I. se sentira dans l’obligation de passer ces deux nuits dans la voiture à proximité de la clinique … en cas de complications post opératoires la nuit.

Les dizaines de patients qui y dorment ne réalisent certainement pas qu’en cas de complications, seul un veilleur de nuit les soulagera par un « Tal ghedda ou ihenn Allah » !

La malchance n’a pas fini pour H.I. : le lendemain de sa sortie, elle refait une crise post opératoire (très sévère) en fin de journée. Elle sortira encore une fois de chez elle en urgence, accompagnée cette fois par son mari et d’autres membres de sa famille, à son chevet au lendemain de sa sortie.

Son mari, ainsi qu’un autre membre de sa famille prendront le soin d’appeler la clinique pour les prévenir de leur arrivée et pour décrire l’urgence à laquelle ils sont confrontés.

Une longue nuit cauchemardesque débutera à partir de cet instant !

Arrivés à la clinique, H.I. et ses proches seront surpris qu’aucun médecin ne les attendait. Seul ce même agent de sécurité, était derrière le comptoir d’accueil et faisait mine d’appeler le médecin ! 30 minutes passèrent sans qu’aucun médecin n’arrive ! La maman de la patiente, ne pouvant plus voir sa fille mourir à petit feu décide de grimper les étages de la clinique un par un pour y chercher de l’aide !

Une infirmière tout aussi écoeurée, décide de lui montrer (en toute discrétion) le bureau du directeur général de la clinique, seul médecin à bord. Lorsqu’elle a ouvert la porte de son bureau, Docteur Mohamed Kohen, était paisiblement en train d’arranger sa chemise déboutonnée jusqu’au nombril, mâchant un chewing-gum et s’apprêtant à quitter sa clinique après une belle journée « financière ».

La pression de la maman aura raison de ce médecin qui se présentera dans le même état auprès de H.I. ! Pressé de rentrer chez lui, « Docteur » Mohamed Kohen lancera à sa famille un « écoutez, je ne peux rien faire car ce n’est pas moi qui l’ai opérée. Faites la dormir ici et on verra demain » !

Une réplique bien rodée apparemment par le médecin et son staff pour tout patient arrivant en urgence !

« Docteur » Mohamed Kohen a tout juste proposer qu’on la faisant dormir à la clinique, elle pourrait bénéficier d’une injection de calmant en attendant le retour de Docteur Rhadi de son congrès !

Lorsqu’un membre de sa famille demanda si un médecin resterait de garde la nuit, Mohamed Kohen répondit froidement « écoutez ! je suis le patron de cette clinique ! Et ici il n’y a pas de médecin la nuit » … « ce n’est pas normal ! » répondit le mari. « Ici, c’est chez moi ! Ce sont mes affaires et si ça ne vous plait pas comme ça, prenez vos affaires et dégagez d’ici ! ».

« Docteur » Kohen se montrait de plus en plus violent à l’égard de H.I. et de ses proches ! L’état de H.I. qui avait même retenu l’attention de quelques spectateurs de passage à proximité de la clinique pour aller voir le match Maroc-Mozambique, n’a pas stimulé d’un millimètre la conscience de « Docteur Kohen » !

La solution d’emmener son épouse à la clinique Al Maghrib raisonna dans la tête du mari de H.I. qui décida de sortir rapprocher la voiture devant la porte de la clinique pour partir en vitesse sauver son épouse. A cet instant, H.I. était presque inconsciente tellement les douleurs étaient fortes ! Seuls sa maman et son oncle restés à l’intérieur la retenait debout !

« Docteur » Kohen, surenchérit davantage et demande à son veilleur de nuit de faire quitter violement le beau père de H.I. … Une personne cardiaque de 65 ans !

« Docteur » Kohen prend des initiatives criminelles et décide alors de fermer la porte de la clinique, interdisant à la patiente de sortir vers son mari qui l’attendait dehors. Séquestrant ainsi, cette dernière, sa maman et son oncle désemparés !

De l’extérieur, on pouvait y voir une maman affolée qui tentait de lui embrasser la main pour les délivrer ! « A une seule condition » répondait le « médecin » ! « Qu’elle me signe de ses propres mains une décharge disant qu’elle ne veut pas rester dans cette clinique ».

« Elle est presque évanouit ! Comment voulez-vous qu’elle vous signe quoi que ce soit ! Puisque vous ne voulez pas la sauver, je la signe à sa place et laissez-nous partir ailleurs » répondit la maman !

« Eh bien, tant qu’elle n’aura pas signé elle même le document, elle restera ici … quelque soient les conséquences » !

« Elle va mourir » répondit la maman ! « Je m’en fou répondit » son bourreau !

Tous les témoins présents diront qu’ils ont vu sur le visage de ce médecin des airs de psychopathe prenant du plaisir à voir la souffrance de cette patiente et la panique de sa famille ! Des faits saisis plus tard par la police par ces mêmes témoins.

Urgence et vie humaine en danger oblige !

Prise de panique, la maman de H.I. pris son courage à deux mains, pris la main de sa fille et lui fit signer (de manière assistée) le document !

« Docteur » Kohen pris le document dans ses mains, pris le temps d’emettre encore quelques insultes et menaces puis ordonna à son portier d’ouvrir la porte et s’autorisa un dernier « Yallah Khourjou 3liya »!

Le mari de H.I. resté bloqué derrière la porte criant à celui qui avait séquestré sa femme dans cet état « Assassin, Criminel » se voyait menacé par « Docteur » Kohen d’appeler la police. Ce dernier appuyait ses menaces par des « tu verras qui je suis, tous les flics et juges du Maroc mangent dans ma main » !

Le couple ainsi que la famille de H.I. n’avait pas le temps de répondre à cette hérésie ! Ils devaient accompagner leur patiente en extrême urgence vers une structure médicalisée !

Heureusement, un membre de la famille de la patiente, a été contacté en catastrophe, Professeur de renom, dont le sens de l’éthique, n’est plus à démontré, tant il a œuvré pour la médecine au Maroc et pour ses patients : Professeur Moulay Ahmed I. !

Ce dernier a fait le bilan nécessaire en urgence avec d’autres confrères pour sauver la patiente de l’état où elle était au sein d’une autre structure !

Contacté, par le mari la même nuit, Docteur Younssi préviendra d’un éventuel besoin de faire opérer la patiente en urgence ! « Peut être qu’un micro calcul a migré vers le pancréas et n’a pas été enlevé durant l’intervention chirurgicale ».

Docteur Rhadi qui aura la décence de contacter le mari au retour de son congrès, prédira plus de laisser la patiente en phase d’observation pour voir si le micro-calcul est toujours présent ou bien a migré. Laissant tout même, l’éventualité de procéder à une autre intervention par voie buccale.

Un autre médecin proche du même milieu verra dans toute cette crise post opératoire les signes d’un simple stress.

Une plainte a été déposée auprès de la police le soir même par le mari !

Après s’être rassuré de l’état de son épouse, ce dernier ira déposer une plainte pour non assistance à personne en danger, séquestration avec violence de son épouse et sa belle mère, insulte et atteinte à l’honneur à sa personne et à sa famille.

Arrivé chez la police, le mari de H.I. aura même une dernière surprise : des policiers lui feront savoir que Mohamed Kohen avait porté plainte contre lui pour avoir « cassé la porte de la clinique et renversé toutes les chaises et matériel médical » !

Pas de chances pour ce dernier ! La police venue contrôler les lieux a pu constater que la clinique (et sa porte d’entrée) ne comportait pas le moindre dégât !

Au delà de ses actes criminels, « Docteur Kohen » devra répondre auprès de la justice aussi de ses mensonges aux autorités marocaines et pour diffamation (sans doute pour mieux se cacher de ses actes criminels) !

Heureusement, la scène ayant eu lieu juste avant le match Maroc-Mozambique, plusieurs témoins choqués par ce qu’ils ont pu constater, ont préféré sacrifier leur match et aller témoigner contre ce qu’ils ont communément appelé « le boucher d’Al Atlas ».

La police a pris au sérieux cette affaire et procèdera à des procès verbaux immédiatement aux membres de la famille concernés ainsi qu’aux nombreux témoins.
L’affaire est entre les mains de la justice. Peut-être demain, nous saurons comment des « médecins » pareils sont punis par la loi !

Entre temps, plusieurs patients souffrent de ce genre de médecins au Maroc !

Les mêmes questions posées précédemment se posent encore. Et le même flou réside autour de leur pratique !

Si H.I. et sa famille ont pu acculer ce « médecin » à répondre de ces actes devant la police et la justice marocaine, d’autres patients souffrent en silence parce qu’ils ignorent si la qualité des soins qui leurs sont prodigués est au rendez-vous ou pas ! Parce qu’ils préfèrent subir certaines formes de violence (ne serait-ce que verbale) de leur « bourreau » espérant une délivrance rapide de leur peine ! Ou tout simplement, parce qu’ils auront payé d’avance des sommes lourdes sans même comprendre réellement ce qui leur sera administré comme soins !

Si le parcours que peut suivre un patient pour une pathologie simple à priori est tel que celui vécu par H.I., qu’en est-il des autres pathologies plus compliquées et plus lourdes financièrement ?

A quand une autorité neutre et compétente pour contrôler et sanctionner ces cliniques et ce genre de médecins ? Pourvue aussi qu’elle ne soit pas corrompue !

Entre temps, ce genre de médecins seront toujours évalués par des ex camarades de promotions qui fermeront leurs yeux sur leurs dérives devant le conseil de l’ordre ! Ou sauront apporté l’explication nécessaire au blanchiment d’un acte médical erroné voire non éthique devant la justice lorsqu’ils y sont convoqués en tant qu’experts !

Des membres du conseil de l'ordre des médecins ainsi que des médecins connaissant bien la clinique Al Atlas expliqueront dès le lendemain à la famille séquestrée que "Docteur" Mohamed Kohen était habitué à genre de comportement. Un différend avec son associé majoritaire est souvent réglé par ce même médecin sur le dos des patients de Docteur Rhadi (souffrant autant que ses patients des comportements scandaleux de M. Mohamed Kohen).

2 cliniques fermées sur 13 non conformes ! Voilà un chiffre qui montre bien la loi de l’omerta qui règne entre médecins !

Même si, avouons le, une bonne partie des médecins marocains, compétents et respectueux du sens de l’éthique, attendent autant que leurs patients que la loi du silence soit brisée !

Messieurs Abdelilah Benkirane et EL Houssaine Louardi ! Vos concitoyens souffrent dans ce genre d’établissements et pratiques !

A vous de jouer pour « guérir » certaines de nos cliniques privés de cette gangrène !

jeudi, juillet 21, 2011

LETTRE OUVERTE AUX CASABLANCAIS : L’immeuble Piot Templier : premier bâtiment inscrit comme patrimoine national à être démoli avec la bénédiction de la Commune Urbaine de Casablanca !


note de l'auteur de ce blog : 
Le patrimoine architecture de notre ville a été pendant lonftemps délaissé. Aujourd'hui, il est mis en péril par cela même qui ont été mandaté par les citoyens de la ville pour le défendre.
J'adhère complétement a ce coup de gueule !  casablancaises, casablancais, de souches ou d'adoption (comme moi),  battons nous pour notre ville !
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Ce samedi 16 juillet 2011, nous avons assisté impuissants à la démolition de l’immeuble Piot Templier (sis angle boulevard Mohammed V et rue de la Chaouia). Cet immeuble a été construit en 1922 par l’architecte Pierre Ancelle. Il faisait partie d’un alignement urbain Art-Déco et Néomauresque exceptionnel voire unique au monde ; qui fait toute la valeur du boulevard Mohammed V.

L’autorisation de démolir signée par M. le président du Conseil de la ville de Casablanca le 26 mai 2011, constitue selon nous un déni flagrant de trois décisions officielles antérieures prises expressément pour la sauvegarde de ce monument historique :

  1. le PV de la commission du patrimoine du 8 janvier 2010 composée de représentants de l’agence urbaine, de la commune urbaine, de la préfecture Casa-Anfa et de l’inspection des monuments historiques, et qui décide de l’inscription sur la liste du patrimoine national d’une liste de 17 bâtiments dont l’immeuble Piot Templier.
  2. l’arrêté du gouverneur de la préfecture de Casa-Anfa n°33 en date du 29 décembre 2010 édictant un moratoire sur la démolition de tout bâtiment à caractère patrimonial (notamment ceux en cours d’inscription aux monuments historique) sur le territoire de la préfecture de Casa-Anfa, et ce pour une période d’un an.
  3. l’arrêté ministériel du 25 janvier 2011 pris par le ministre de la Culture (n° 196.11, publié au Bulletin officiel 5919 du 21 février 2011) portant inscription de l’immeuble Piot Templier à la liste des monuments historiques.
Sur la foi de quoi, Casamémoire dénonce avec force :

  1. la délivrance d’une autorisation de démolir un bâtiment inscrit à la liste des monuments nationaux,  en violation de l’article 6 de la loi 22-80 relative à la conservation des monuments historiques et des sites, des inscriptions, des objets d’art et d’antiquités
  2. le refus des autorités de mettre fin à cette démolition, après avoir été saisies par la société civile dès le 15 juillet 2011
  3. la décision de M. le président du Conseil de la ville de Casablanca qui a permis la disparition d’un pan de l’histoire commune à tous les habitants en contradiction avec ses discours officiels favorables au patrimoine ;
  4. la désorganisation des services concernés de l’Etat et de la ville de Casablanca, apparente dans la gestion du dossier du patrimoine depuis des années ;
  5. l’instrumentalisation de la justice contre l’intérêt général et la désinformation lors de la procédure au  tribunal administratif, créant ainsi un dangereux précédant ;
  6. le désintérêt manifeste de certains acteurs privés et publics dans la préservation active du patrimoine  urbanistique et architectural de Casablanca, au moment où les casablancais montrent un plus grand attachement à leur histoire et leur mémoire.

Il ne s’agit pas uniquement de la disparition d’un édifice aussi important soit-il. Il s’agit de la démolition d’un élément faisant partie d’un alignement urbain exceptionnel et unique au monde : le boulevard Mohammed V qui par ce fait, perd tout entier de sa valeur. Il s’agit également d’un acte qui met en évidence un grave disfonctionnement dans la gouvernance locale et la gestion du patrimoine, ce qui est une atteinte à l’histoire de la ville, mais peut également remettre en cause la candidature en cours de préparation de Casablanca au titre du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Casamémoire demande donc à ce que des mesures soient prises en urgence afin que cet acte irresponsable et ses conséquences néfastes sur le patrimoine de la ville de Casablanca, soient corrigés par les autorités compétentes et ne soit plus répété. Ceci passe par des mesures de conservation immédiate des bâtiments dont l’inscription aux monuments historiques a été réalisée ainsi que ceux dont l’inscription est en cours. Ainsi que par le prolongement de la validité de l’arrêté gubernatorial obligeant à un gel des permis de démolir des édifices patrimoniaux et son extension aux autres préfectures de la Wilaya de Casablanca en attendant la mise en place d’un véritable plan patrimonial global.

Casamémoire interpelle également toutes les autorités compétentes quant au danger à laisser s’installer une culture du mépris de la règle de droit, au nom du pouvoir ou de l’argent et invite les casablancais à se mobiliser fortement pour la sauvegarde de leur patrimoine commun contre toutes les tentatives de captation et de dénaturation de leur cadre de vie. Il s’agit aujourd’hui de redonner une cohérence à une ville mutilée et à conforter la volonté des autorités et des citoyens de participer au processus de sauvegarde du patrimoine et d’amélioration du cadre urbain casablancais.

Lettre ouverte adréssée par l'association Casamémoire http://www.casamemoire.org/



lundi, mai 30, 2011

Le régime brandit sa Zerwata face au #20fev


fevCela fait deux week-end que le régime a tranche dans sa manière de gérer les contestations issues du mouvement #20fev : ca sera Zerwata !

Les manifestations ont ainsi été réprimées dans une violence et un déchainement des forces de l'ordre que j'ai du mal à comprendre.

Évacuons tout d'abord une chose : Je ne suis pas tout à fait d'accord avec le changement de stratégie qu'opère le mouvement #20fev. L'edito de ce lundi 30 mai 2011 d'Assaba, une fois nettoyé, reprends assez bien les griefs (ou du moins les demandes d'explications) que je pourrais adresser aux leaders du mouvement.

Mais la n'est pas le propos ! Ils sont nombreux à casser du sucrer sur le dos de ce mouvement, et ce n'est pas moi qui vais me joindre à ces hordes de scribouillards aux ordres pour fragiliser le #20fev

Mon soutien critique reste acquis à la cause !


 

Qu'est ce qui justifie cette acharnement du pouvoir à montrer la pression sur et autour du mouvement et à pousser/chercher la confrontation ?

  • Parce que les manifestations n'étaient pas autorisées ? à ce que je sache, aucune des sorties du mouvement ne l'était ? Ca ne semblait déranger personnes avant le 15 mai !
  • Parce que le mouvement s'est attaque, en voulant piqniquer devant la DST, à un symbole ? Le Makhzen à bien au contraire profiter de cette occasion pour blanchir son Guatemara de tous soupçons !
  • Parce que le mouvement a fraternisé avec le Salafiya Al Jihadya ? N'ont-ils pas bénéficié, il y a quelques semaines seulement, de grâces royales ?
  • Parce que les manifs perturbaient la circulation ? alors pourquoi ne pas dégager les vendeurs ambulants qui ont, profite du mouvement pour occuper des ruelles, des avenues, et même des grandes artères (route de mediouna) des grandes villes !
  • Parce que les barbus et les héritiers du Ché auraient phagocyté le mouvement ? On le savait déjà, dès le départ ! rappelons nous aussi que le mouvement était avant le #20fev, un repère des polisariens !
  • Parce que les manifestations empêchent monplusbeaupaysdumonde de tourner ? un dimanche ? Alors, que fait ont avec les profs qui on cumulé dans certaines académies 72 journée de grève ? des employés des mouqata3a qui font des grèves a répétition ? des médecins, des huissiers de justices, des employés de la santé ? que faire avec les parlementaires et les conseillers? Pour quoi l'autorité est absente lorsque des mafias d'élus locaux empêchent (parfois en insultant et créant de la zizanie) le bon déroulement des réunions. L'ont il déranger plus que ces « jeunes »  et ces commerçants venus spontanément se plaindre devant le parlement ? http://www.map.ma/fr/sections/general/des_acteurs_economiq/view
Les videos et les photos sont choquantes ! Certes, certains s'empresseront de dire qu'il n'y pas eu (encore ?) de mort d'homme ! Mais bon, faut-il qu'il y en ait pour que l'on soit choqué ?

D'un cote, des flics prêt à en découdre, de l'autre, des groupes de jeunes tentant de se regrouper pour crier « Silmya, silmiya ».



Les flics n'étaient pas la pour bloquer une marche? Il n'y avait pas de bouclier… mais un dispositif basé sur Zerwata ! en plus, ils sont laches, il attaquent par derriere !



  • J'aurais bien aimé voir ce déploiement de forces à la sortie des grands matchs ou les sécuritaires choisissent souvent de laisser la rue au casseurs en attendant que ca se calme ?
  • j'aurais bien aimé voir la vaillance et le courage de nos flics face aux 100 sahraoui qui ont saccagé Madinat Al Irfane il ya quelques semaines ?
  • J'aimerais bien voir ces flics à motos déployés au centre ville, au Maarif, pour pourchasser les voleurs à l'arrachée qui terrorisent les femmes et les jeunes filles ?
  • J'aimerais bien voir autant de flics lorsque je sors un peu tard du bureau (ancien centre ville de Casablanca) et que, attirée par le nombre impressionnant de bars (et donc de souillards) des dizaines de gars aux allures patibulaire sévissent régulièrement
L'escalade est unilateral et elle vient du Makhzen et je veux bien qu'on m'en explique les raison ? Toute réaction inappropriée de la foule ou du mouvement (pour le moment les manifestants prennent sur eux) ne sera que le résultat de cette violence. Peut etre au fonds, c'est ce qu'on cherche ! Accuser son chien de rage pour mieux le tuer !

mercredi, avril 13, 2011

Achaab Yourid Iskat l’#ANRT


Un collectif de bloggeurs et de Twitter s'est lancé à l'assaut d'un citadelle bien protégée des affreux consommateurs qui ne comprennent rien a rien et qui ne veulent pas payer le prix de leurs communications téléphoniques. En gros, nos trois mousquetaires d'operateurs: INWI, IAM, et Meditel, ont arrêté de se faire la guerre entre pour mieux gruger l'utilisateur.

Ce collectif, comme beaucoup de clients des trois operateurs veulent dénoncer :

  • Le cout exorbitant de la communication, au Maroc on est parmi les pays ou la minute coute le plus cher
  • Le service médiocre offert pas les operateurs
  • Des pratiques « à la limite de l'arnaque » des operateurs dans leurs communications, leurs contrats, leurs facturations et leurs méthodes de vente.
Mais qu'on se le dise, nous n'allons pas reprocher aux operateurs de vouloir se faire du fric : c'est un peu leur vocation, même si nous denoncons l'absence flagrante d'ethique.



Non, s'il y a un acteur qui est responsable de cette faillite, c'est bien la structure de régulation, l'ANRT, censée justement garantir une concurrence libre et loyale dans le secteur, veiller à ce que les operateurs concrétisent la vision de l'Etat pour le développement des télécoms et protéger le consommateur Marocain.



#ANRTFAIL est donc le mot d'ordre ! #inwifail #IAMfail et #meditelfail c'est pour nous soulager !



#ANRTfail ! Parce cette structure que incapable d'être un autorité de régulation forte … 


Je ne suis pas un spécialiste du domaine, mais je sais que la Maroc il y a 12 ans, était cite en cas d'école pour la libéralisation des télécom dans le monde … aujourd'hui, nous sommse tellement en retard, que je suis dans l'incapacité de connecter mon domicile à une ligne téléphonique et une connexion internet … cela fait plus de 9 mois que j'essaie , en vain.



Donc je me joins à ce collectif pour crier moi aussi mon Raz-le-bol de cette situation et pour prouver que la somme d'actions individuelles, peut provoquer un changement Majeur !



(la suite de ce billet est une contribution collective, libre de droit : Copiez/collez ce texte sur vos blogs si vous supportez l'initiative. Merci ! ) 
Citez la source : 
http://sniper-endirect.blogspot.com/


 

SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS : ABSENCE DU REGULATEUR ET PRATIQUES DES OPERATEURS


C'est l'histoire d'un ras-le-bol d'une communauté de clients des services télécoms très active sur les réseaux sociaux (principalement sur twitter).



 

Deux facteurs ont exacerbé ce ras-le-bol :
1- les limitations du plafond du trafic mensuel par l'opérateur Méditel de manière unilatérale sans se donne la peine d'en informer les clients qui eux payent pour une période donnée (jour, semaine ou mois) et non pour un volume de données transférées (bien évidemment écrit en caractère taille 4 au verseau du contrat dans un langage juridico-technique que personne ne lit ni comprend !).



2- Le bridage (limitation) du trafic P2P par l'opérateur historique Maroc Telecom (IAM) constaté depuis quelques semaines.

Bien évidemment, ces deux facteurs n'ont été que le catalyseur, les raisons du mécontentement sont nombreuses et anciennes.

L'idée a été lancée de décrire les expériences qu'ont les internautes en tant que client des opérateurs de télécoms, sous le nom #ANRTFAIL (ANRT = Agence Nationale de Règlementation des Télécommunications) et Fail = problème, échec. #IAMFAIL (Ittissalat Al Maghrib = Maroc telecom). #Meditelfail (meditelecom) et #inwifail ( INWI marque de Wana Corp).



Ce buzz a donné les résultats suivants :


 

Pour lire la suite : http://sniper-endirect.blogspot.com/2011/04/secteur-des-telecommunications-absence.html




 

lundi, septembre 13, 2010

Casablanca 2010 : Qui ne reve pas n'est pas Casablancais

Il y a de cela un quatre ans, presque jour pour jour, SM le Roi présidait en grande pompe une cérémonie de signature d’une convention pour. le de partenariat pour le développement urbain de la métropole de Casablanca. Elus locaux, gouvernement, et autorités locales s’étaient rassemblés ce 12 septembre autour du monarque pour se mettre d’accord sur le meilleur moyen de dépenser les 3,5 milliards de dirhams alloués à cette méga mise a niveau de notre chère capital économique.

Cet amitieux plan était pompeusement appelé « Casablanca 2010 » et visait à faire de la capitale économique « un pôle d'attraction des investissements internationaux et une destination pour ceux qui souhaitent découvrir les dimensions civilisationnelle, culturelle et architecturale de cette métropole. » dixit la dépêches MAP de l’époque.

En gros, Sajid le Mair, Kebbaj Le Wali, Benkirane le président de région et Benmoussa le ministre s’était fait la promesse solennelle devant le Roi d’accomplir les miracles suivants :

  1. Réhabiliter les parcs et les espaces verts existants, de créer d'autres sur une superficie d'environ 300 hectares
  2. Relier le port, l'autoroute et le périphérique externe, pour éviter le passage des camions à l'intérieur de la ville. La réalisation de l'avenue Al Qods, pour le désenclavement de plusieurs quartiers résidentiels de haute densité.
  3. L'aménagement des points d'entrée de la ville et ses périphériques routes d'Azemmour, Médiouna, Tadart, El Jadida, Tit Mellil et la route de Nouaceur
  4. Attribution des noms aux rues et avenues et la signalisation au niveau de la ville de Casablanca,
  5. La structuration des principaux boulevards de la ville (Anfa, 2 Mars, Forces Armées Royales, Zerktouni, Mohammed V et Hassan II..), leur l'équipement et l'aménagement de passages pour autobus et le renforcement des parkings.
  6. Construction De nouveaux passages souterrains pour alléger les embouteillages dans des zones considérées comme des points noirs, notamment le croisement des boulevards Roudani et Bir Anzarane, le croisement du boulevard Abderahim Bouabid et la gare ferroviaire Oasis, la place de Dakar et le croisement des boulevards Al Massira et Zerktouni.
  7. Création de passages pour autobus, une modernisation des systèmes de signalisation verticaux et horizontaux, la mise en place de systèmes de contrôle du trafic et de signalisations appropriés et l'installation de caméras ultra modernes.
  8. 100 carrefours seront aménagés à l'intérieur de la ville du point de vue architectural et esthétique.
  9. Rehabilitation des monuments historiques de la capitale économique, notamment l'ancienne médina et le centre-ville, qui recèle un important patrimoine architectural.
  10. Construction d’ un théâtre et mise à niveau 14 complexes sportifs, une vingtaine de bibliothèques publiques et plusieurs complexes culturels.

En pricipe, l’enveloppe budgétaire allouée devait être dépensée de la manière suivante : 1,930 milliard de DH sera destinée aux réseaux routier et de télécommunications, 930 millions DH aux équipements publics, 250 millions DH aux espaces verts et 140 millions DH aux différents chantiers parallèles.

Quatre années après, ou en est le Casablanca 2010 ? Il faut croire que le mot miracle se conjugue au Casablancais dans les conditions suivantes :

  1. Comptabiliser les jardins des luxueuses propriétés privées qui poussent comme des champignons a Bouskoura, et comptabiliser les golfs (3 ou 4 projets golfiques sont en cours de construction) comme espace verts. Au dernières nouvelles, le Casablancais ont droit à 1m2 de verdure par habitant, très en dessous de la norme admise (10 m2 par habitant au minimum). Et encore loin des normes reconnues par l'Organisation Mondiale de la Santé, qui sont de l'ordre de 20 m2 par habitant.
  2. Prendre en considération les liaisons aériennes non visibles a l’œil nu qui permettent aux semi remorques complètement déglinguées et qui sillonnent la ville avec leurs conteneurs non attaché
  3. Ne considérer comme point noir en matière de circulation urbaine que les carrefours ou on passe plus de 35 minutes le week-end hors heure de pointe.
  4. Considérer comme un re-baptisation de plein droit les appellations communes des lieux à Casablanca : Der El Kellb, Rond point Chimicolor, seb3 chouanet... Dans le même sens, considérer chaque Casablancais comme une plaque de signalisation. Nous, contrairement aux Rbatis, on indique le bon chemin.
  5. Considérer la fermeture de l’avenue Mohamed V est une restructuration de fait. Les détériorations sont aussi à considérer comme des restructurations.
  6. Est considérer comme passage souterrain tout ouvrage d’art volontaire ou pas qui permet de descendre à un niveau supérieur à 20 cm sous le niveau de la chaussée. L’appellation tunnel est donné a tout trou qui permet de disparaitre sous la terre, fusse-t-il une bouche d’égout
  7. Pour répondre aux soucis permanant de M’dina bus de se rapprocher de leurs clients, les trottoirs sont considérés comme passage autobus.
  8. Tous les citoyens disposant d’une camera avec une résolution supérieure à 5 mega pixels (ben oui on a dit ultramoderne) sont priés de poster sur le site web de la ville les photos et vidéos des infractions qu’ils constatent.
  9. Le conseil de la concurrence a invalidé la disposition sur les 100 carrefours à aménager car il s’agit d’une mesure qui favorise le monopole. Aussi, il a été décidé de mettre à l’ensemble des enseignes (carrefour, Marjane, la belle vie, Hanouty….) de prendre part dans cette mesure importante.
  10. Est considérer comme réhabilitation de plein droit toute destruction de patrimoine culturel de la ville. Liste disponible chez Casamemoires !
  11. Toutes les ruelles goudronnées avant les élections communales de 2009 sont considérer comme des espace sportifs réhabilités.
  12. Casablanca dispose du plus grand théâtre de plein air du monde. Il ne se passe pas un jour sans que la métropole soit la théâtre de véritables drames.

lundi, novembre 02, 2009

Les 10 commandements du gentil petit journaliste, par Khalidov Nacirovich ...

  1. Du roi, de la monarchie, de princes, des princesses et des leurs copains tu ne parleras point. Uniquement des dépêches MAP te suffiront
  2. Le travail du gouvernement tu critiqueras si tu veux, mais devenir inquisitoire tu éviteras. Lorsque d’une initiative royale il s’agira, une seule chose : des applaudissements.
  3. Les Rapport du FMI, du PNUD et d’Amnistie Internationale et surtout de RSF tu ridiculiseras… Vive le HCP, le reste c’est bidon.
  4. « la Positive attitude » tiens voila une ligne éditoriale que tu prôneras. Les Nihilistes, les défaitistes et les Islamistes, ce n’est qu’une bande de cons
  5. Il y a tant de sujets à traiter, donc pourquoi des poux à mon « régime » tu chercheras … Les accidents de la route, ou le prix du poulet, voici des sujets pour toi… et je peux t’en trouver dix autres facilement.
  6. L’ONA, la SNI, SIGER, Addoha, Attijari … trop compliqué pour toi tout cela et rien du tout tu ne comprendras. Syndicats, partis politiques et mafias des droits de l’homme, tes lecteurs ils accrocheront.
  7. Contre les ennemis de l’Etat tu t’élèveras … cherche pas trop : Espagnols, Shiites, Nihilistes … la liste sera a ta disposition.
  8. L’intégrité territoriale tu défendras … de te voir rapporter le soutien du Swaziland nous nous contenterons
  9. Tribunes pour mes opposants tu ne deviendras pas … ainsi, Nardia Yassine, Moulay Hicham, Boubker Jamai, et consort aux oubliettes ils finiront
  10. Ces dix commandements à la lettre tu respecteras … Sinon, sans remords, toi, ton journal et tes idées, d’une manière ou d’un autre nous détruiront.

lundi, octobre 27, 2008

Visca Chabab Ait Ourir

Tiens, une grande idee :

En réaction à la terrible nouvelle de l'emprisonnement de Yacine Belassal, jeune support aire du FC Barcelone, je demande à toute la communauté des blogueurs Marocains qui désirent se solidariser avec le jeune Yacine, d’oublier toute idée de grève. On le sait ca ne sert a rien ….

Je vous propose plutôt de lobbyer en faveur de l’organisation d’un grand match de Gala entre Chabab Ait Ourir et le FC Barcelone… c pas sympa comme idée ? Imaginez un peu, Thierry, Messi et Puyol au Mal3ab El Harti (car le stade municipale de Ait Ourir est en cours de rénovation) face au Chabab Ait Ourir … et dans la foulée, les gens du FC Barcelone peuvent ramener leurs copains de l’UNICEF pour faire un peu de dons a la population de la région (sous le patronage de l’INDH bien évidement) … et un match retour au Camp Nou… ou tout le village de Ait Ourir ira supporter leur chabab local dans ce temple du Foot (il signeront bien évidement un iltizam de ne pas en profiter pour immigrer clandestinement en catalogne) …. C’est tout bénef …

Sauf peut être pour le pauvre Yacine qui n’aura pas l’occasion de suivre tout ca, car depuis quelques semaines, il est en formation accélérer pour devenir hors la loi. Il passe ses concours cette semaine. S’il est brillant, ca sera l’ESJT : (Ecole Salafiste du Jihad et du Takfir), sinon, il fera la FAC comme tout le monde. Mais comme c’est un bon en Karaté, il a toutes ses chances.

D’un point de vue strictement inspirationnel, j’adore les juges et la justice de monplusbeaupaysdumonde … être capable de sortir un bloggeur en état végétative est en soit un exploit … Ni les turlipitudes d’un Hima partivore, ni la détresse de ceux qui pataugent dans la boue, ni même la soit disant rentrée politique, la crise internationale, ne m’ont inspiré … Walou … lorsqu’on est bouché … on est bouché …. Mais c’est sans compter avec le génie de nos chers juges …

Du coup … pourquoi pas faire d’un petit con de je ne sais quel patelin un star le temps de quelques semaines…. Pour quoi ne pas lui donner son heure de gloire …

L’histoire est encore plus ridule que toutes les autres … Un Tag, m’a-t-on raconte … (j’ai du mal à croire qu’on trouve des tag-bombes a Ait Ourir), disant une inscription offensante a la personne du Roi, ou au Barca, je sais plus …

Apres la suite fait désormais des classiques de monplusbeaupaysdumonde … Arrestation-enlèvement, quelques coup de baffes et des insultes tout au long d’un week-end (en plus c’était en plein ramadan, donc j’imagine que les barbouzeries ramadanesques prennent un ton, disons, plus spirituel), un juge expéditif, un avocat absent, une année de prison ferme, une cellule de 50 personnes, (tu imagines ce que représente un jeune bachelier de 18 ans dans une cellule de 50 prisonniers Merrakchis de droit commun – heureusement que notre abruti de la semaine est un champion de Karaté), une presse qui s’en mêle, les blogs qui reprennent, Le correspondant de l’AFP, Larbi.org pour la propagande, IbnKafka pour l’avis juridique… et le tour est joué pour améliorer le classement du Maroc dans La Yahoo Insolite … Même le fameux et désormais traditionnel débat philosophique blogospherique entre les « pour », les « contre », les « mi-pour, ni contre » et les «ni pour ni contre » n’aura pas lieu …

Alors de deux choses l’une … enfin, de trois choses l’une

1- Soit c un coup tordu de ces foutus Merengais … histoire de nous trainer nous les barsistas dans la boue … de nous déstabiliser avant le prochain classico … Le juge, le procureur General, le principal du Lycée, et El Miloudi (le gendarme moustachu d’Ait Ourir), font tous partie d’un organisation secrète et extrémiste des Fan du Real qui ont monter toute cette histoire pour réduire les barcistas au silence … qui osera encore crier un « 3cha El Barca » lors du prochain Classico … Sinon c le Classico version Marocain (Enlèvement-arrestation – bastonnade – Tribunal – pas d’avocat- cellule a 50 - et pas de ceinture noire pour protéger ses arrières)

De toutes les manières, après la défaite humiliante de la saison dernière… qui osera de toutes les façons

2- Soit c’est une stratégie de Hrig inventée et mise en œuvre par Yacine lui-même … sincèrement plus j’y pense, plus je me dis que c’est ca… Le gars n’a rien à perdre (futur bachelier de Ait Ourir, j’au du mal a voir que qu’il a perdre) et Karaté aidant, n’a pas trop a se soucier de ses futurs Codétenus … un Tag, un juge, Une équipe de Com du tonner (Un Papa Belassal portant le T-shirt de XAVI, Larbi.org, le gars de l’AFP, le journaliste de l’Equipe…) … et c’est l’autoroute pour le Camp Nou, sortie en douce lors de la visite des coulisse … et le tour est joué

Au pire, le gars est assure de recevoir un T-shirt dédicacé de Xavi.

3- Soit je vais définitivement changer de nationalité … je suis entrain de penser très sérieusement à renier mon pays … j’ai d’ailleurs déjà postulé pour obtenir le passeport de monplusridiculepaysaumonde, et il parait que j’ai toutes mes chances …