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mardi, avril 24, 2012

M. khelfi , ne faites pas l’économie d’une vraie réforme !

Depuis la fin des années 70 – plus tôt pour certains pays comme le royaume Unis-, le secteur audiovisuel public a été confronté, partout dans le monde à deux fait nouveaux :

1- La fin du monopole de l’Etat sur l’audiovisuel et La tendance vers la libéralisation du secteur. 
2- L’évolution démocratique et culturelle naturelle des pays occidentaux  qui a entrainé à une libéralisation de meurs audiovisuelles  (radio libres/ radio pirate)


Cette nouvelle donne a poussé la démocratie occidentale  à se poser deux questions fondamentales subjacente à un double besoin de libéralisation économique et de démocratisation politique, sociétale et culturelle:

- Comment ouvrir les ondes tout en gardant un œil –bienveillant cette fois ci- sur ce qui est diffusé par les chaines TV et radio qui s’invitent dans les foyers de nos concitoyens
- Comment rester acteur majeur dans un secteur aussi sensible sans forcement biaiser le jeu !

La réponse dans la majorité des pays – sauf aux USA ou la question ne s’est pratiquement jamais posé, car le secteur a été entièrement libéralisé dés les années 20 - a été la mise en place d’un régulateur, indépendant et fort, et la naissance de la notion de service public audiovisuel avec  pour principale mission : 

- Offrir un produit diversifié de qualité, notamment en terme de Information débat politique, éducation, divertissement
- Favoriser le développement d’une production audiovisuelle (l’émergence ou le renforcement d’un secteur) nationale à même de faire face, par sa qualité et  sa « proximité » à la libéralisation du secteur et donc l’arrivée d’un produit audiovisuel concurrent étranger
- Servir de porte drapeau d’un pays à l’international et avoir national fort dans un marché global

La mise en place du régulateur obéissait à une logique toute simple : Dans l’esprit des architectes de cette phase, il était inconcevable d’abandonner le monopole d’un état démocratique à un acteur économique qui obéit à des logiques mercantile.  On a donc confié à ce régulateur la tache de garantir à la diversité culturelle, politique, raciale, et idéologique d’exister et de se renforcer en créant un modèle économique pérenne pour l’ensemble des acteurs, publics et privés.

Chez nous, avec 30 ans de retard, la même réflexion a eu lieu… la démocratie en moins. Le débat s’est tout de suite focalisé sur la main mise du pouvoir sur un outil de mass media. Entre 1993, date du 1er varitable débat sur la réforme de l’audiovisuel au Maroc,  à aujourd’hui, nous n’avons pas beaucoup avancé en termes de profondeur de la réflexion. Nous en sommes encore à discuter de qui contrôle les ondes alors que la réflexion marocanisée devait plutôt se pencher sur :

- Créer un cadre juridique, économique et politique pour la libéralisation du secteur
- Créer un véritable service public efficace et efficient
- Le tout, en accompagnant le projet démocratique du Maroc, ze3ma !

La réforme menée par un Nabil Ben Abdellah sous la tutelle du patron de la Haca, Ahmed Ghazali  s’est plutôt concentré sur les aspects « technique » de la reforme : Transformation de la RTM en SNRT, nomination d’un patron du pôle publique,  création effective du Conseil de l’audiovisuel, Octoi de licence privé à des projets économiquement « viable » et politiquement « acceptable »…  En gros, nous avons créer un Chlimblick dont l’objectif est justement de garder la Télé (et la radio aussi d’ailleurs) comme un outil au service du pouvoir ! La citoyenneté ne saura pas cathodique ! 
A travers ses mesurettes, Lakhlifi veut se débarrasser d’un reforme nécessaire pour ce pays . Il veut nous faire que croire que l’appel à la prière sur 2M est une vision politique alors qu’il oubli ne se pose pas la question de savoir pourquoi les marocains s’adresse a Amr Khalil  plutôt qu’à Rokn Al Moufti.  

Lakhlifi aurait bien fait de s’inspirer de sa collègue aux destinés de la solidarité pour lancer un véritable débat national sur l’audiovisuel dans ce pays ou tous les acteurs sont invités à proposer leurs visions. Je débatrai mieux sur le contenu de ma télé que sur l'uterus de ma voisine !

Un débat national ou l’on mettrait ceux qui ont conduit la télé nationale à sa faillite devant leurs responsabilité, chiffres à l’appui !  Un débat sans tabout ou tout serait « remettable » en cause ? De l’autorité de régulation au financement su service public, des Licenses privées au rôle des « fada2iyat», de la gouvernance du service public à la promotion de la production nationale en passant par la place International du du Maroc. Un débat ou les départements de la culture, de la santé, de l‘éducation, de al Aoukaf, des affaires étrangères viendraient contribuer pour connaitre comment le hertzien peut servir leurs visions, si vision ils avaient…. Un débat ou on parlerait du parlement et de sa place dans la TV, de la monarchie et de sa place, des langues nationales et étrangères et de leurs rôles… un débat sur le secteur privé et la manière dont l’Etat peut protéger le citoyen des acteurs dominants. Un débat sur la place de la pub dans nos Télés et sur la protection des mineures, sur le divertissement et la place du rire, un échange sur l’infirmation et l’indépendance de nos JT, sur le débat politique et le rôle du petit écran à assoir une culture démocratique dans nos foyer … Enfin, un vrai débat qui regrouperait les gens du métier, mais aussi des gens d’horizons divers … et oui M. Khelfi, Les hommes et femme de la religion on leu place dans ce débat, comme les représentants de la société civile, ou encore les producteurs, les enseignants, les politiques…

Donc au lieu de nous proposé Dbaz dial Tayabat, le gouvernement ferait bien de proposer sa vision sur  un domaine économiquement, socialement, politiquement et humainement  stratégique.  
J’attends de lkhelfi de se comporter en politicien démocrate intègre et de :

1- Retirer le projet de CDC des chaines publiques, et reconduire pour une durée d’une année les CDC en vigueur actuellement.  
2- Demander la création d’une commission parlementaire indépendante doté des moyens nécessaires pour évaluer la réforme de l’audiovisuel.
3- Si comme il le sous entends, il y a eu des malversations et mauvaise gestion, diligenter les enquêtes nécessaires et trainer les responsable devant les tribunaux
4- Appeler à un débat national sur l’audiovisuel / assises nationales de l’au. Ce débat sera sanctionné par un « livre blanc » sur l’audiovisuel avec des recommandations claire sur
  a. Le cadre réglementaire et juridique pour le secteur 
  b. Une définition claire des missions de service publique (qui peuvent aussi être confiée ou imposée à des acteurs privés)
  c. Les missions et prérogatives du régulateur, sa composition
  d. Une projection sur le paysage audiovisuel marocaine souhaité : nombre de chaines publiques, nombre de chaines privés, nombre de radios …
  e. Un nouveau modèle économie pour le secteur, et une refonte du système de financement du service publique


5- Proposer, sur la base des conclusions des assises, une réforme majeur de l’audiovisuel Publique, qui sera soumis au parlement.  Auparavant, la réforme sera bien évidement discuté en conseil de gouvernement et doit faire l’objet de l’unanimité au sein de la majorité gouvernementale


6- En attendant, décréter un moratoire sur les prélèvements de la taxe de l’audiovisuel. Il est ridicule que le citoyen paie la faillite du système.  Je plaisante à peine 


7- En attendant, lancer les démarches nécessaires pour la création d’une chaine parlementaire avant la prochaine rentrée politique.


8- En attendant, aller faire un tour au Liban, en France, en Uk, en Espagne, en Egypte, à Dubai, au Mexique, au brésil, aux USA… et s’imprégner d’expérience plus ou moins réussie dans le domaine


9- Virer Mustapha El Alaoui ! sincèrement, c’est un acte d’une grande symbolique !


10- Pour ca meut lui faire plaisir, remettre Roukn Al Moufti dès demain ! 




Sincèrement, toute autre démarche restera à mes yeux de la poudre aux yeux ! Et si Khelfi se fait griller sur ca (c’est la rumeurs qui circule depuis cet après-midi) , je ne pleurerai pas sont sort !



lundi, avril 23, 2012

La Réforme cathodique ou le débat chaotique


Le débat sur le cahier de charge de la deuxième chaine Marocaine persiste ? Deux camps s’opposent :
D’un coté Lakhlifi et ses amis barbus désireux d’en découdre sérieusement avec les patrons de 2M contre qui ils ont un passif personnel assez lourd. En effet, il ne faut pas oublier que 2M a souvent été la chaine « activée » par le Makhzen pour accomplir ses « missions Spéciale» de désinformation et surtout d’attaque préméditée contre des causes  jugées « irrévérencieuses » voir «subversifs ». Rappelons-nous la sortie très remarquée de Samira Sitail au lendemain des attentats du 16 mais 2003 sur le plateau de Thierry Hardisson, ou elle mettait clairement sur le dos du PJD la responsabilité des attentats. S’est était suivi d’une interdiction d’antenne pure et simple du PJD.  En plus, tout ce débat sur l’islamisation de la TV flatte l’égo de leur éléctorat ! N’oublions pas que nous sommes toujours en campagne.

De l’autre, les haut commis de l’Etat a qui a été confié, depuis 10 ans maintenant, les clés des médias publiques, avec pour mission principale, de continuer à faire en sorte que le tube cathodique serve  le pouvoir en place !  Le reste n’est que dommage collatérale.

Ces deux camps s’affrontent par medias interposé pour dire tout le mal que chacun pense du professionnalisme de l’autre.  Tout le monde à son mot à dire sur la tranche horaire durant laquelle on se tapera la tronche de Dada.  Tout le monde a son mot à dire sur la diffusion des appels à la prière,  de l’idée de faire porter une Bourka a Choumicha, ou de l’horaire de diffusion du dernier Mouhanad doublée en dialekt Hassani… Les « débatteur » on poussé l’étroitesse du débat jusqu’à ignorer complètement le contenu du cahier de charge de la SNRT et de ses 8 chaines TV, comme lorsqu’on on ignorent le dernier bilan de santé d’un vieux métastasé à qui le médecin ne donnent plus que quelques semaines à vivre.

Comble de tout, les «antis » cahier de charge se positionne comme des « modernistes » soucieux de protéger le « service public » des influences des politiques…. Oui, oui, ceux là même qui ont fait des TV publiques comme de véritables outils de propagande pour les pouvoirs, se muent soudainement comme les gardiens du temple de la liberté d’expression, de la démocratie, de la séparation des pouvoirs et les VRP d’un service public soucieux de  l’intérêt de citoyens cathodique.

Mais à la véritable et seule question - Quelle  télé nous voulons pour le Maroc de demain- personne ne semble prêt à en  parler ou esquisser les contours d'une réponse … Non, trop compliqué  pour eux tout cela ?  Les « khlifistes » veulent simplement leur revanche et sont sans doute plus à l’aise à confier le remplissage de crane de leurs bases électorales à des TV satellitaires arabes, plus efficaces dans l’endoctrinement des masses ?  Quant aux pseudos « modernistes », ils ne font que défendre leur gagne pain, on attendant le prochain #ONPC. Le service public, eux ne connaissent pas, et ne veulent pas en entendre parler ! et toute ce brouaa les empechent de suivre tranquillement le deuxième tours des éléction françaises.

Et la Haca dans tout cela à. Censé être LE véritable arbitre de ce débat, la HACA pour garde un silence bien sage et bien douteux! Eux ne sont là que pour veiller à ce que la machine de l’audiovisuel tourne selon un cahier de charge bien spécial. Ahmed Ghazali, on apposant son visa sur les copies de Lkhlifi, a simplement reçu les instructions nécessaires pour éviter que la bagarre de chiffonier que se livrent les protagonistes de ce débat ne s’institutionnalise. Incertains de l’issus de ce combats de coqs, des gens en haut lieux ont sans doute préféré éviter une confrontation directe entre le représentant d’une institution constitutionnelle « démocratiquement » élue et le patron d’une institution faisant constitutionnelle partie du « domaine réservé » du Roi.

Tandis que le troisième homme de ce débat attend la fin des hostilités pour ramasser les cadavres, les partis politiques eux sont aux abonnés absents ! Les représentants de ce qui pourrait faire office des modernistes dans ce pays, du haut de leur rôle de seconds couteaux du gouvernement et de l’opposition ratent encore une fois l’occasion de défendre le projet de société qu’ils sont censés porter.  Les grandes gueules de l’USFP affutent leurs canines pour s’entre bouffer lors du prochain congrés, tandis que les « progressistes » du PPS trainent trop de casserole dans ce secteur pour oser la ramener. Les autres, ben, les autres sont égale à eux même…. C'est-à-dire, qu’ils seront absents de tout jusqu’aux prochaines élections. 

mercredi, avril 18, 2012

Le faux débat sur le cahier de charge de 2M… ou le non débat sur le service public audiovisuel



Salim Cheikh vient de faire cette semaine une sortie médiatique remarquée qui couronne plusieurs semaines de levée de bouclier contre le nouveau cahier de charge établir par le Ministre de la Communication, le très barbus – en termes d’idéologie plus qu’en pilosité- ancien patron de Attajdid.
Salim Cheikh dénonce globalement une atteinte à l’identité de la deuxième chaine et une tentative de mise sous tutelle du gouvernement barbu.

Grosso modo, l’ancien vendeur de portion de la vache Kiri  -il a fait tout la chaine- reproche à son ministre de tutelle : le manque de concertation avec les professionnels et le dirigisme, interventionnisme de la démarche du ministère. Le Ministre de la communication s’érigerait en directeur de programme des deux chaines publiques et Salim Cheikh craint pour l’image de la chaine, sa « touch », sa francophilie,  sa « créativité », son indépendance éditoriale… Salim Cheik stigmatise un décision politique qui aura un impact « financier, logistique et organisationnel, voire une baisse d’audience. Une hausse du coût de la grille des programmes, de la masse salariale et des investissements. Dans une logique de bonne gouvernance, ces points auraient dû êtres évalués avant l’adoption des cahiers de charges » Lire interview Economiste ici

Une partie de la webosphère marocaine avait déjà entamé ce débat sur et  avait évoqué l’essentiel de ces griefs contre la démarche « singulière » de Khlifi.

Mais est ce qu’on ne se trompe pas encore une dois de débat ? Personnellement, je pense que tout ce brouhaha médiatique absout beaucoup de monde de mener une véritable réflexion sur le service public audiovisuel et encore un tout aussi crucial débat sur les la stratégie de développement des medias audiovisuel au Maroc.

Dans un pays ou 1 marocaine sur deux ne semble pas être particulièrement intéressé par une des 10 chaines publiques qu’offre le paysage audiovisuel marocain, a-t-on sincèrement besoin de débattre de la diffusion ou pas des appels à la prière ou de retransmission de la prière du vendredi.

Le Maroc a entamé il y a bientôt 10 ans un réforme de sa stratégie Audiovisuelle qui est passé par la fin du monopole de l’Etat sur ce service et une démarche de libéralisation et de régulation du secteur. La genèse douloureuse de cette réforme et la recherche d’une part du consensus, et d’autre part à ne pas trop bousculer la main mise du Makhzen sur ce mass media, l’à vidé un peu de son sens : d’une réforme globale de l’audiovisuel, le législateur avait plutôt en tête de créer un environnement législatif, financier et politique pour faire évoluer les « chaines publiques » vers des chaines de service publique et les préparer convenablement à la libéralisation de fait.

A-t- au moins pris la peine de regarder le bilan de 10 ans de reforme avant de s’amuser à discuter des grilles de programme ?  

Avons-nous aujourd’hui un service public en phase avec l’aspiration démocratique, même officielle, de ce pays  ou est ce que la SNRT 2M et MEDI 1TV des instruments de propagande officielle ? Est-ce que les chaines publiques garantissent la diversité et la pluralité ? Est ce qu’elles promeuvent la culture ? Est ce qu’elles transmettent de valeurs ? Est ce qu’elle contribue à l’Education et la promotion de la citoyenneté ? Est ce qu’elles permettent au citoyen de s’informer ? Est ce qu’elle lui offre de véritable programme de divertissement ? Est ce que ces chaines ont contribué à valorisé et à promouvoir la production nationale ? Et nos RME, est ce que notre politique audiovisuel permet de répondre à leur besoins spécifiques ? Avons-nous réussi à stabiliser le model économique l’audiovisuel publique favoriser l’émergence d’un marché pour des chaines privée afin  de s’installer et de jouer leur partie de partition ? Est ce que la TV publique sert la politique du livre ? Celle de la culture ou celle de la santé ? En gros, est ce que nos chaines nationale contribuent un peu à faire du marocain un meilleur citoyen ?

Je pense que le rôle d’un gouvernement dans une phase aussi critique n’est pas de décider si la télénovéla turque a deux sous doublée en dialect syrien sera interrompu par l’appel à la prière ? Ou encore si c’est Ouadie Dada ou jamaa Goulehssen qui sera le propagandiste en chef en prime time ? Lekhlifi, et tout ceux qui semblent s’exciter sur des cahier de charge dont il ignoraient l’existence il y a un mois,  devraient plutôt interpeller les responsables du secteur, Mohamed Ghazali, Faycal Lahrichi , Salim Cheikh, Samira Sitail (oui, c’est une institution a elle seule) sur  la merde qu’ils nous servent chaque jour, que ce soit en information, en débat politique en divertissement, en émission culturelle ou en sport ! 

Parce que la merde, qu’elle soit servie en arabe ou en français , en darija ou en dialect chami... a cette fâcheuse tendance de donner envie de gerber devant son petit écran.

jeudi, avril 05, 2012

La presse dans tous ses états


Le Ministre de la Communication vient ainsi de balancer Mardi dernier deux malheureuses pages PDF sur le web mettant à nue les accointances entre la presse nationale et le pouvoir.  A voir les sommes en jeux, je comprends parfaitement la servilité du quantième pouvoir du plus beau pays du monde.
Avant de rentrer dans une petite analyse des chiffres, revenons un peu à l’essence même de cette idée farfelue que s’est mis l’état d’aide financièrement les entreprises de presse.

Rappelons-nous que par le passé l’entreprise de presse Marocaine se limitait, hormis quelques heureux accidents, aux journaux des partis dans le cadre de montage financiers assez douteux et d’une confusion parfaite qui régnait à l’époque entre l’argent du parti et le patrimoine du Zaim. De plus, chaque journal possédait sa propre imprimerie. L’Etat faisait jouer une sombre histoire de subvention sur le prix du papier pour rétribuer la presse partisane.
  
L’avènement de l’alternance a été précédé par un développement important de la presse dite indépendante.  De valeureux journalistes s’entouraient de douteux homme d’affaire pour créer de véritables entreprises de presse. Le développement rapide de cette presse à faire qu’au bout de 10 ans. La presse dite indépendante s’est positionné comme leader du marché avec plus de 80% du titrage de la presse nationale payante calculée par l’OJD. Ceux qui se rappellent de l’opinion des années 80 ou encore de libération ou al Bayane peuvent encore 20 ans après s’y retrouver aujourd’hui tellement cette presse ne s’est pas développé.

Du coup à partir des années 2000, la nouvelle génération des patrons de presse a commencé à lorgné sur le gâteau que se partageant jusque là le presse partisane… Les patrons de presse regroupés au sein de la FMEJ font pression sur le gouvernement et obtienne en 2005 gain de cause à travers la mise place d’un contrat programme pour la mise à niveau de l’entreprise de presse. En gros, l’Etat donne des sous à des éditeurs qui s’engagent à aller vers une meilleure organisation, une plus grande transparence et une certaine éthique du journalisme.

Une commission Paritaire est constituée pour gérer et suivre ce contrat programme.

L’Etat met chaque une quarantaine ne millions de subvention qui est reparti entre :
  • Subvention pour achat de papier de presse, 30% a 40% du prix du papier, plafonnée à 2 Millions dirhams et un plancher à 160 000
  • Subvention pour le cout des télécommunications, 120 000 DH/ titre et 160 000 pour un groupe de presse
Sur les condition l’éligibilité, Cela reste assez vague : que des engagements de bonne intention de part des entreprises de presse : Engagement de publication des tirages , Engagement d’honneur que la publicité ne doit pas dépasser 50% comme moyenne annuelle de l’espace de la publication ; Engagement de l’entreprise à respecter la convention collective cadre des journalistes professionnels ; Engagement de publication des tirages ;Engagement d’adhésion à l’OJD , engagement de publication des comptes … enfin que des engagements que beaucoup d’entreprises de presse pour ne pas dire toutes ne semblent pas respecter.

Sinon regardons ces chiffres de plus prêt :

En 7 ans, l’Etat a subventionné 75 titres pour un montant total de près de 300 millions de dirhams. Même pas la moitié de ces titre sont affiliés à l’OJD. En croisant avec les chiffres de  l’OJD disponible, les 30  titres membre de l’OJD totalisent à peine 1 millions d’exemplaire quotidien et d’accaparent 75% de la subvention.

Rapporté au tirage, l’Etat donne 20 centimes sur chaque exemplaire sorti des imprimeries. Ce montant peu aller jusqu’à 50 centimes si ont rapport ca à l’exemplaire diffusé. A Un journal comme Al Harka du mouvement politique éponyme qui vend a peine plus de 1000 exemplaire par jour a reçu plus de 6 millions de dirhams entre 2005 et 2011. Dont chaque exemplaire vendu à 3 DH rapport au titre 2,4 DH de subvention publique.


Quelques indicateurs :

  •           54% des subventions vont vers de la presse arabophone.
  •           94% des subventions vont vers une presse à diffusion nationale contre 6% seulement pour la presse régionale
  •         30% de la subvention vont vers une presse partisane
  •           5 groupes de presse s’accaparent 30% de la subvention.


La presse partisane sous perfusion


La presse partisane avec un peu plus de 12 titres s’accapare 30% de l’enveloppe globale distribuée depuis 2005, soit plus de 91 millions de dirhams.  En termes de Redership, avec a peine 12% du tirage,  ils sont de loin dépassés par la presse indépendante.

La majorité s’est bien servie dans le pot commun puisque l’essentiel a été réparti entre la presse de l’USFP, de l’Istiqlal et du PPS.

Parti
Subvention
Tirage
PI
27 115 592
      63 835   
USFP
21 305 614 
      34 467
PPS
13 990 267
NC
UC
7 692 217 
NC
PJD
7 548 923
        7 062
MP
6 275 482
        1 200  
RNI
4 507 655
NC
divers Gauche
3 050 001
NC
Total général
91 485 751


Groupe de Presse : Ecomedia prend 10% de la subvention


Charité bien ordonnée commence par soit même. Le groupe Ecomedia, dirigé par Abdelmounaim Dilami, celui la même qui a tout fait pour que les éditeurs indépendant aient leur part du gâteau et a négocié le contrat programme avec la casquette de la FMEJ aura touché en 7 ans plus de 30 millions de dirhams pour ces deux titre Assabah et l’Economiste.

L’autre grand bénéficiaire reste le groupe Maroc soir qui ne peut être casé ni parmi les indépendant, ni parmi les journaux partisans. Le canard du palais a touché la bagatelle de 23 millions de dirhams en 7 ans.  

Le groupe caractère du M. Akhennouch et ses 3 titres ont reçu prés de 13 millions de dirhams, tandis que Rafik Lahlou, qui s’est concentré sur Challenge Hébdo et Lalla Fatima a reçu 9 millions de dirhams.

Le groupe Telquel, lui a eu 10 petits chèques totalisant plus de 11 millions de dirhams, dont 3 libellés au nom de feu Nichane, magazine sabordé par le groupe a cause du « boycott économique du Pouvoir ».

Je profite de cette occasion pour note que feu le Journal Hebdo n’a jamais bénéficié, par choix, de cette subvention. Il aurait de toutes les manières été déclaré inéligible car il ne déclarait pas ses journalistesJ.

Groupe/titre
Subvention
Tirage
Ecomedia
30 883 456
    122 904   
1-       Assabah
 16 311 640
      98 694
2-       L'Economiste
 14 571 816
      24 210   
Maroc Soir
 23 701 289
      41 848   
1-       AlMaghribia
   6 039 400
2-       LeMatinduSahara
 17 661 889
      41 848   
Caractère
 13 202 105
      66 901   
1-       Femmesdumaroc
   1 939 478
      18 747  
2-       La Vie Economique
   8 776 749
      23 332   
3-       NissaeMinAlMgrib
  2 144 348   
      24 822   
Telquel
 11 307 055
32707  
1-       Nichane
   2 352 101
2-       TelQuel
   8 954 954
      32 707   
Lahlou
   9 043 214
      56 981   
1-       ChallengeHebdo
   3 339 247
      20 194   
2-       La Gazettedu Maroc
   5 103 967
3-       LallaFatima
     600 000
      36 787   



Tout le monde en profite mais à des degrés moindre


Tous les « grands » titre de la presse nationale ont leur part du gâteau, et on comprend assez mal les critères de rétribution.

Ainsi, les 100 000 exemplaires tirés par El Massae (6 millions de dirhams, mais uniquement sur 3 ans) lui rapportent pratiquement la même chose que les 30 000 de Al Ahdath (16 millions de dirhams sur 7 ans) ou les 11 000 exemplaires de Aujourd’hui le Maroc.  A ce titre, notons la prouesse extraordinaire de Aujourd’hui le Maroc dont le patron, actuellement aux destinées de la MAP a reçu plus de 13  millions de dirhams de subvention. De quoi faire grincer de la moustache notre ami Fahd Yata qui n’a touché que 5 millions de dirhams.

Titre
Subvention
Tirage OJD
AL Ahdath
16 676 368  
             29 367
Aujourd'huile Maroc
13 147 534  
             11 560  
Maroc Hebdo
  9 861 862  
             17 000
Annahar Al Maghribiya
  8 723 559  
               5 030
Al Ayam
  8 683 808  
             33 938
AL Massae
  6 000 000  
           137 023
La  Nouvelle Tribune
  4 865 667  
             14 906
Finances news
  3 529 326  
             11 915
AL Mountakhab
  3 430 463  
             34 895
Le Reporter
  3 097 156  
NC 
Al Watan Al Ane
  2 801 061  
 NC
Economie et Entreprise
  2 377 389  
               9 917
Akhbar Al Yaoum Al Maghribiya
  1 800 000  
             29 880
Asdae
 2 209 455  
NC
Al Ousbou3 Assahafi
 1 289 391  
               4 889
AlMichaal
 1 005 709  
             23 721



De petits titres de presse reçoivent chaque année des chèques aux sommes complètement décorélés par rapport à leur présence dans les kiosques. Finance News Hebdo, le Roporter….

Du reste, une bonne partie des 75 titres subventionnés sont de parfait OVNI. Cela ne les empêche pas de toucher l’argent de la subvention. Vous doutiez vous seulement de l’existence de titre comme, Chabab Al Arab, Al Intifada, Al Hakika Al Ousbou3iya, Fadae Al Hiwa, Assafae

Et La presse régionale ?


Alors que l’effort de l’état doit plutôt aller vers le renforcement de la presse régionale plutôt de que de filer de gros chèques au mastodonte du secteur, il lui tourne plutôt le dos, même pour des titres assez présent dans leur territoire. Chaque année, les titres régionaux reçoivent les petites miettes.




Télécharger le documents sur les subventions de la presse nationale en format exploitable (XLS) ici 
Si vous notez des erreurs (periodicité, langue, tirages...) merci de me faire signe pour que je puisse le corriger.  

lundi, novembre 02, 2009

Les 10 commandements du gentil petit journaliste, par Khalidov Nacirovich ...

  1. Du roi, de la monarchie, de princes, des princesses et des leurs copains tu ne parleras point. Uniquement des dépêches MAP te suffiront
  2. Le travail du gouvernement tu critiqueras si tu veux, mais devenir inquisitoire tu éviteras. Lorsque d’une initiative royale il s’agira, une seule chose : des applaudissements.
  3. Les Rapport du FMI, du PNUD et d’Amnistie Internationale et surtout de RSF tu ridiculiseras… Vive le HCP, le reste c’est bidon.
  4. « la Positive attitude » tiens voila une ligne éditoriale que tu prôneras. Les Nihilistes, les défaitistes et les Islamistes, ce n’est qu’une bande de cons
  5. Il y a tant de sujets à traiter, donc pourquoi des poux à mon « régime » tu chercheras … Les accidents de la route, ou le prix du poulet, voici des sujets pour toi… et je peux t’en trouver dix autres facilement.
  6. L’ONA, la SNI, SIGER, Addoha, Attijari … trop compliqué pour toi tout cela et rien du tout tu ne comprendras. Syndicats, partis politiques et mafias des droits de l’homme, tes lecteurs ils accrocheront.
  7. Contre les ennemis de l’Etat tu t’élèveras … cherche pas trop : Espagnols, Shiites, Nihilistes … la liste sera a ta disposition.
  8. L’intégrité territoriale tu défendras … de te voir rapporter le soutien du Swaziland nous nous contenterons
  9. Tribunes pour mes opposants tu ne deviendras pas … ainsi, Nardia Yassine, Moulay Hicham, Boubker Jamai, et consort aux oubliettes ils finiront
  10. Ces dix commandements à la lettre tu respecteras … Sinon, sans remords, toi, ton journal et tes idées, d’une manière ou d’un autre nous détruiront.

jeudi, août 06, 2009

Petage de plombs ! Khalidov Nacirovich a vraiment besoin de vacances !

Camarade Nacirovich, Khalidov de son prénom est un homme stressé qui a besoin de vacances pour se rétablir. Une bonne cure de repos ne lui ferait sans que le plus grand bien. Il a besoin de décompressé… il y a va de sa sante morale, et même physique. Le signes son graves !! Comme on dit chez nous, Bda Kai Dkhoul wi Khrouj Fel hedra… s’il nous avons diagnostique depuis quelques jours une confusion certaine dans la prise de décision, aujourd’hui, ses propos commencent a être dénuées de tout sens.

Pour vous prouver le bien fonde de mon diagnostic, je vous propose de découvrir des passages de l’article dont notre ministre de propagande s’es fondu aujourd’hui sur les colonnes du Matin du Sahara [ici] . Hier déjà, les signes annonciateur d’un dérangement mental chronique étaient détectables dans un autre article, par sur les colonnes du même journal, adressé cette fois ci a ces donneur de leçons éhontés du Monde.

Il est indéniable que les souffrances de notre ministre sont profondes ! il est temps qu’il parte en vacances ! De longues vacances de préférences, très longues … très très longues … L

- « L'essentiel de l'espace public est squatté par les vociférations du grand orchestre du nihilisme ravageur, dont les membres rivalisent de nuisance, insensibles aux terribles dommages qu'ils font subir à cette nation »

Une chose est sur, notre ministre ne regarde ni la RTM ni 2M, ne lis pas le matin, ni la nouvelle tribune, ni l’Economiste, et ne va jamais sur le blog de citoyen Hmida.

- « Et jouant l'innocence bafouée, croient s'en sortir par une entourloupette puérile, en vertu de laquelle, il n'y a pas de loi sur les sondages, par conséquent, on sonde…sur la monarchie. »

Khalidov veut relancer le débat sur ce concept de doits très intéressants. Ce n’est pas ce que ce n’est pas interdit que c’est permis ! Lui l’avocat, le docteur en doit, et prof de droit constitutionnel sait de quoi il parle.

- « le pays est soumis au matraquage cacophonique du discours unique négativiste. […] seule la confrérie des refuzniks s'exprime parce qu'en face, une nouvelle terreur s'est installée, qui empêche les esprits les plus lucides, les plus équilibrés, les plus objectifs de leur apporter la contradiction. »

La ca se confirme, le Ministre de la propagande ne lis que les journaux qu’il interdit !

- « Et pour encadrer tout ce beau monde, une presse largement acquise au sensationnalisme irresponsable, à la recherche des gains faramineux et cultivant le nihilisme sublimé. Quelques plumes courageuses toutefois sortent du lot… hirondelles incapables de faire le printemps en cet automne de la presse à principes »

Nini est donc une hirondelle aux yeux de Naciri. Oulla alors c’est Khalil Hachimi, Fahd Yata, ou encore Jouahri du Matin. On devine donc les autres lectures de Nacirovich.

- « Le Maroc passe insensiblement, des dérapages des années de plomb, aux dérapages contemporains des médias, c'est-à-dire d'une dictature ampoulée de l'Etat à une dictature nouvelle, celle de la presse nihiliste »

Comme le predisait Benchemssi pour les islamistes, dans 20 ans, on créera une IER pour dédommager les victimes des années d’encre ! Mais comme les dommages et intérêts ont déjà été verses, on se contentera des témoignages des pauvres victimes. Tu imagines un peu Le Colonel Kaddafi sur le RTM entrain d’expliquer son calvaire!

- « Le terrorisme intellectuel a tué le débat et fait le lit de la médiocrité Le résultat est un incommensurable gâchis »

HA tu l’a dis boufy, un incommensurable gâchis !

- « Le Maroc donne l'impression d'être une bizarrerie que la science politique serait bien en peine de décrypter. »

Grand moment de lucidité du camarade. 12 ans de transition démocratique donc un partie en marche arrière, c’est non seulement une bizarrerie de la science politique mais également un barbarisme linguistique.

- « Le Maroc est un pays en transition, mais paradoxalement sans débat ! [..] Un bon débat franc, loyal, honnête, courageux, sans complaisance ni démagogie est l'instrument idoine de cette indispensable mise à plat. »

Du coup, comme le dis notre amis Ibn Kafka . Pour créer le débat, on va censurer !

- « Le Maroc mérite mieux que cela. Oui le Maroc a toutes les raisons d'avoir mal, très mal, à sa démocratie balbutiante. Il est normal, les choses étant ce qu'elles sont, que l'espace public marocain soit si pollué, que la société civile et politique soit tellement en déshérence »

Autre grand moment de lucidité. Le camarade a de beaux restes et une jolie moustache. Oui, le Maroc mérite mieux que cela ! on n’a pas besoins ni des petits politiciens à la petite semaine, ni des petits manœuvriers à la petite carrure, ni des petits calculs aux petits intérêts !

- « Disons-le en toute franchise et brutalité : nous n'irons pas loin si nous ne prenons pas à bras-le-corps cette problématique essentielle. »

Franchise, je ne sais pas, mais brutalité certainement.

- « Ce sursaut national devrait ériger au rang de valeur cardinale la critique démocratique pour que les médias, dans leur pluralité et leur liberté consolidée, ne se mettent qu'au service d'un seul agenda, l'agenda national. «

Un nouveau concept : débâtons uniquement entre des gens qui sont d’accord ! La RTM devra ainsi lancer une émission : Nafssou Al Ittijah !